Deux ans sans gueule de bois !

Le 13 juin 2019, après une soirée débauche (je vous passe les détails), je me suis réveillée avec un mal de crâne infernal et j’ai pris une décision : plus jamais je n’aurai une seule gueule de bois, stop, la fête est finie. Au-delà de 30 ans, la gueule de bois n’est tout simplement pas gérable, et c’est pire à 40 (et sans doute encore pire à 50 mais je ne le saurais jamais). J’avais commencé le sport quatre ans auparavant lorsque j’avais arrêté de fumer, il était temps d’être cohérente. Quel est l’intérêt de faire du sport si tu bois comme un trou tous les week-ends ?

Bien sûr, on ne devrait jamais commencer à boire mais d’une part la société nous y pousse dès le plus jeune âge, les industriels de l’alcool dépensent des sommes astronomiques pour rendre les jeunes accro (en Suisse c’est l’équivalent de 38 millions d’euros chaque année), d’autre part quand on est introvertie comme moi, l’alcool est une aubaine, il permet de supporter les autres, d’avoir une vie sociale, d’être acceptée par le groupe, de se sentir « normale ». Je n’ai jamais aimé le goût de l’alcool, j’aimais pouvoir parler sans rougir, j’aimais pouvoir être drôle, avoir de la répartie, oser aller vers les garçons, je crois que j’aimais être quelqu’un d’autre. Comme beaucoup de personnes sobres, j’ai craint les rencontres, je me sentais incapable d’avoir un rendez-vous avec un homme et en même temps j’avais envie de me faire peur. Au début ça a été catastrophique, je n’osais pas trop m’affirmer, je prenais un panaché ou deux, prétextant que je ne buvais pas trop, je voulais sans doute m’épargner des réflexions. Je me souviens qu’en septembre 2020 j’ai bu des verres de cidre face à la mer avec un charmant garçon, je suis rentrée à moitié ivre mais sans la gueule de bois le lendemain. Je n’ai pas été sobre à 100% pendant deux ans mais je n’ai jamais eu de gueule de bois, j’ai rempli le contrat que j’avais signé avec moi-même.

Je dirai qu’en deux ans, j’ai bu quelques panachés, quelques cidres, quelques bières légères, deux margaritas quand j’étais à New York, mais le 26 mars j’ai passé une journée difficile et j’ai eu envie de boire et je me suis dit « Assume mais fais les choses bien ». Il fallait limiter les dégâts, j’ai acheté une flask de vodka bas-de-gamme (je n’avais pas le choix) et du jus de cranberry (et une glace pour me réconforter après). Avant, je faisais beaucoup ça le vendredi soir mais avec une bouteille de 70cl et quand je n’avais plus de soft je pressais des oranges à 2h du mat’ pour finir la vodka, c’était pathétique… Je n’ai pas bu les 20cl de la flask puisque j’ai jeté mon dernier verre plein dans l’évier, j’ai dansé comme une folle et chanté trop fort (mais les voisins n’ont rien dit, je ne chante pas si faux semble t-il), j’ai appelé mon frère pour lui dire que ça n’allait pas, je me suis réveillée le lendemain sans gueule de bois mais pas en grande forme non plus.

J’ai compris un truc que j’aurais dû comprendre des années auparavant : quand je suis triste, il faut que je bouge pour évacuer. Et faire du fitness ne sert à rien, il faut que je danse et que je chante en même temps, c’est ça mon exutoire, faire la choré de Oops I did it again en m’imaginant dans une combi rouge en latex ! Mon remède à la tristesse c’est me prendre pour Britney Spears dans à peu près n’importe laquelle de ces vidéos (mais je ne connais pas toutes les chorés). Je crois qu’à force d’avoir été bercée aux comédies romantiques où l’héroïne finit toujours par être triste en buvant trop d’alcool et en mangeant n’importe quoi, j’ai fini par être endoctrinée. Si toutes ces scènes de femmes qui boivent à cause d’un homme n’existaient pas, aurais-je l’idée de picoler seule dans mon lit ? Je ne pense pas. C’est bien de l’endoctrinement. Les comédies romantiques nous font aussi croire que le Prince Charmant et la fidélité ça existe alors que statistiquement… c’est très rare, surtout en France (lire l’étude édifiante à ce sujet, la femme Sagittaire trompe plus que les autres, sachez-le).

Je n’ai jamais été dépendante physiquement de l’alcool, je n’ai jamais été en manque par exemple. Je ne suis pas malade. Pour autant, je n’allais pas bien et mon but était clairement de m’anesthésier pour éviter de penser à des sujets fâcheux comme le harcèlement sexuel que j’ai subi au travail, je n’arrivais pas à en parler. Alors je buvais jusqu’à m’endormir comme une masse. Au lieu de boire comme un trou, j’ai changé de vie, j’ai quitté mon taf, mon mec, et même Paris pour aller vivre à la mer (j’ai retrouvé la raison depuis et je suis rentrée à Paris^^), j’ai pris le temps de réaliser un rêve de gosse, j’ai voyagé, et surtout j’ai vu des psys puis j’ai arrêté une fois que j’ai compris ce qui n’allait pas. Au lieu de me prendre pour Wonder woman à faire la psy gratuite avec tout mon entourage, il fallait que je m’occupe de moi et que je n’hésite pas à demander de l’aide. C’était simple, finalement !

En revanche, j’ai été addict aux Xanax et aux somnifères pendant un an et je me suis sevrée en « oubliant » mes comprimés avant de partir au Népal, ce fut horrible, cauchemars, délires, hurlements, sueurs froides puis chaudes… mais efficace (ne faites pas comme moi, on peut en crever, j’ai eu de la chance). Aujourd’hui je ne prends jamais de médicaments, même pas de l’aspirine, je préfère souffrir, parce que je me connais et je sais que c’est un danger, pour moi le Xanax c’est des Smarties… L’été dernier j’ai été opérée de l’appendicite, on m’a mise sous Tramadol, j’étais aux anges (soupirs). De retour chez moi j’ai eu mal mais j’ai pris un seul comprimé d’aspirine par jour pendant trois jours et j’ai donné les autres à une asso. Pour l’alcool, je sais que je pourrais consommer avec modération mais ce n’est pas ce que je souhaite non plus. Puisque je n’aime pas le goût de l’alcool, quel est l’intérêt de la modération ? Il n’y en a pas. Je préfère m’abstenir, mon choix est de ne pas boire une seule goutte, pour ma santé, pour être en cohérence avec mes autres choix de vie. Peut-être serais-je tentée de boire un Bellini à Venise avec ma mère (c’était notre truc avant le Covid), je ne sais pas si je le ferais, j’essaierai toujours de demander une version sans alcool. D’autant que pour prendre l’exemple du Bellini, ce que j’aime c’est le nectar de pêches blanches, et je peux remplacer le champagne par sa version sans alcool, ça ne m’enlève rien, au contraire, j’y gagne ! Mais si je buvais un verre, je ne considérerais pas ça comme un échec non plus, je peux me permettre d’être souple, j’ai cette chance.

L’ivresse me manque parfois, je le confesse, mais il y a tant d’autres façons d’être ivre, un très beau film peut me faire le même effet, une chanson émouvante, le regard rempli d’amour de mes chats, un magnifique coucher de soleil, une partie de jambes en l’air exaltante, un succès professionnel, une bonne nouvelle. Tout est là, à notre portée, je crois que plus que l’abstinence, ce qu’il faut changer quand on arrête de boire de l’alcool, c’est le regard qu’on a sur le monde. Ne plus boire c’est avoir le courage de vivre sans artifices, sans excuses quand on fait des erreurs, ne plus boire d’alcool c’est avoir l’audace d’être pleinement soi. C’est prendre la responsabilité de sa vie, ne plus se cacher, c’est peut-être l’un des plus beaux cadeaux qu’on peut se faire. Par ailleurs, j’ai remarqué que s’il y a deux ans on me demandait pourquoi je ne buvais pas, aujourd’hui on me dit « Je suis impressionné, j’aimerais pouvoir faire comme toi ». Les mentalités changent doucement, je reste persuadée que dans dix ans boire de l’alcool sera considéré comme un truc de gros beauf !

Mon avis sur le thé glacé pétillant Détox de UMÀ

Umà est une marque de boissons sans alcool créée par Paul et Simon en 2015. En créant Umà, ils souhaitent proposer des boissons artisanales qui ont du goût et qui pourraient être une alternative valable aux sodas industriels et standardisés du marché. La bière et le vin ont fait leur révolution avec l’émergence de jeunes marques audacieuses ; pourquoi pas les boissons sans alcool ?

Umà est donc focalisée sur la qualité et le goût mais aussi la simplicité des ingrédients, des recettes 100% naturelles, bio, sans colorants, sans conservateurs, sans arômes artificiels. Que du bon ! Reste un mystère pour moi : pourquoi la marque s’appelle Umà ? Aucune idée mais c’est joli je trouve.

Quand je suis tombée sur cette marque que je ne connaissais pas du tout chez Monop, je n’ai pas hésité une seule seconde, je dois dire que je n’ai même pas regardé le prix. J’ai vu l’étiquette colorée, j’ai lu les ingrédients, j’ai pris direct ! « Détox » tombait à pic, je venais d’engloutir quelques grilled cheese sandwiches (hum). Mais Détox, c’est quoi exactement ? C’est une infusion aux saveurs subtiles et originales, réalisée à partir d’infusion de fleurs de bourrache, de curcuma et de noix de kola. C’est naturel, il n’y a pas de sucre ajouté et c’est fait ici en France.

Je ne vais pas faire durer le suspens plus longtemps, j’ai adoré cette boisson Détox qui me donne envie de tester le reste de la gamme (Thé Noir, Thé Vert, Limonade, Rooïbos, Cola etc). C’est frais, légèrement pétillant, ça a un vrai bon goût, le sucre est léger et c’est désaltérant. Le goût m’a fait penser au Liptonic, j’adorais cette boisson mais elle était trop sucrée et le thé Lipton bon bah c’est pas du vrai thé, disons-le. Avec Détox j’ai la version haut-de-gamme du Liptonic de mon enfance, sincèrement ça n’a pas de prix, merci Paul et Simon ! D’autant que niveau calories on est sur du très bon puisque la bouteille contient à peine 40 calories pour 25cl. Une bouteille contient 50mg de caféine naturelle extraite de la noix de kola soit l’équivalent d’un café allongé. Moi qui déteste le goût du café, voilà une belle alternative pour bien commencer ma journée.

Je vous conseille vivement de tester cette boisson Détox et je vous présenterai bientôt le reste de la gamme, j’espère vous avoir donné envie d’essayer Umà.

Nom : Détox de Umà, 2,50€ chez Monoprix

Calories : 40 pour une bouteille de 25cl

Amour sans alcool

Les Alcooliques Anonymes préconisent de ne pas avoir de relations (ni sexuelle, ni sentimentale) la première année de sobriété. Si le conseil peut sembler un peu difficile à avaler, je crois qu’il n’est pas anodin. Il est rare d’avoir une seule addiction… L’abus d’alcool va souvent de pair avec un mauvais choix dans le reste de sa vie et les relations en font bien souvent partie, combien de personnes alcooliques sont aussi dépendantes affectives et/ou sexuelles ? Je n’ai pas les chiffres mais je sais que les deux sont liés. Il est conseillé d’attendre d’être vraiment guéri pour commencer à « relationner », l’abstinence peut permettre de faire un état des lieux de sa vie sentimentale/sexuelle. Ces dernières années j’ai pratiqué l’abstinence au moins la moitié de l’année et j’en ai toujours retiré beaucoup de bénéfices (rétrospectivement).

Quand j’ai décidé de ne plus jamais avoir de gueule de bois, je voulais aussi ne plus jamais avoir de plan cul. Comme je l’ai déjà écrit sur ce blog maintes et maintes fois, ivre j’étais cette fille libérée convaincue que le sexe sans lendemain était un choix, une façon de s’empower ou je ne sais quelle connerie alors qu’en fait j’étais juste en manque d’affection. J’ai tenu quelques mois sans sexe puis j’ai choisi un mec sur Tinder en lui expliquant en toute transparence ma situation, j’en ai parlé ici. Puis j’ai eu des amants à qui j’expliquais que je ne buvais plus, j’ai été tentée par l’un deux qui avait apporté une bouteille de champagne, j’avais bu deux verres, trouvé ça dégueulasse, ça m’a rappelé pourquoi je ne buvais plus en quelque sorte. Sobre, j’ai découvert que je pouvais avoir une sexualité encore plus intense puisque je savais ce que je faisais (ça paraît bête haha). Je ne sais pas trop comment je faisais pour boire autant et avoir une vie sexuelle, j’ai envie de prendre dans mes bras cette fille que j’ai été et lui dire que ça va s’arranger. Je ne comprends pas pourquoi c’est normalisé à ce point de boire de l’alcool à un premier rendez-vous, comme si on ne pouvait pas faire quelque chose de plus intéressant ? Je ne sais pas moi, se promener dans un bois, aller voir une expo, se faire un tea time avec des scones, participer à un cours de cuisine ? C’est sans doute parce que le dating game s’est américanisé, il y a dix ans lorsque tu rencontrais un homme sur un site de rencontre, ça voulait dire que tu essayais d’avoir une histoire, aujourd’hui, tant que tu n’as pas eu la « conversation », personne n’est vraiment en couple, chacun est libre.

J’ai rencontré quelqu’un il y a peu de temps et je ne suis pas tentée du tout lorsqu’il boit un verre de vin pendant le repas (bon, il faut dire que moi j’étais plus « gin tonic » que « vin rouge »), il respecte le fait que je refuse de boire, il m’admire pour ça ! Évidemment je préférerais être avec quelqu’un qui ne boit pas d’alcool, qui est vegan aussi etc mais tant qu’il est bienveillant et respectueux, le reste je crois que ce n’est pas si grave. Et puis je dois dire que je m’interroge sur celles et ceux qui décident d’arrêter l’alcool alors qu’ils sont déjà en couple, ça ne doit pas être facile non plus à gérer. Un ami me disait qu’il s’était rendu compte que son divorce lui avait permis d’être sobre alors qu’avant il replongeait tout le temps, notamment parce que sa femme lui disait « Si tu m’aimais, tu ne boirais pas », il se sentait coupable, bref c’était un cercle vicieux. En rompant ce cercle vicieux il est arrivé à deux ans d’abstinence pour la première fois de sa vie, après avoir bu de ses 12 ans à ses 40 ans. Je crois que l’arrêt de l’alcool peut finalement être la chance de quitter quelqu’un qui n’est pas bon pour soi, le « méchant » n’est pas toujours celui qu’on croit ! Finalement, ne plus boire c’est se recentrer sur soi, sur ses besoins, sur ces rêves qu’on avait et qui ont été enfouis à cause de l’alcool. Et si le but n’est pas l’abstinence totale pour tout le monde, je crois que se poser les bonnes questions sur sa consommation ne peut faire de mal à personne, surtout en cette période de réouverture des terrasses…

p.s : le témoignage (en anglais) d’un homme qui a respecté la règle du 1 an sans relations ici

Mon avis sur la bière sans alcool Brooklyn special effects « hoppy lager »

Il faut croire qu’il y a une demande de plus en plus forte de boissons sans alcool parce qu’on trouve de nouvelles références un peu partout, même chez Nicolas, c’est dire (j’en parlerai dans un autre post). C’est encore chez Monop que j’ai trouvé cette bière sans alcool dont j’ai tout de suite aimé le visuel et le nom bien sûr, quand je vois écrit Brooklyn me revoilà nostalgique d’un temps non si lointain où je prenais l’avion !

La Special Effects est une American Amber Lager, autrement dit une bière blonde houblonnée. Sa méthode de fermentation est unique : au lieu d’éliminer l’alcool après fermentation comme c’est souvent le cas pour les bières sans alcool, Brooklyn utilise une levure légère et une composition de malt qui ne produit pas beaucoup d’alcool (technique du dry-hopping d’après ce que j’ai compris mais si je raconte n’importe quoi vous avez le droit de vous plaindre en com haha). Mais pour quoi faire me direz-vous ? Pour permettre le développement de saveurs des bières traditionnelles. Pour ne pas avoir l’impression de boire une bière « sans ». Et ça marche !

L’odeur est discrète mais plaisante avec une base sucrée (mais pas trop) et tropicale et un peu de malt en arrière-plan. On trouve un soupçon d’herbes qui apporte une sensation de fraîcheur. En bouche, elle est très agréable, assez dense. Elle ne ressemble pas vraiment à une bière blonde, au départ, elle est douce et fruitée avec un goût de litchi et d’orange caramélisée. Puis la saveur malt caramel se ressent à la fin de chaque gorgée, avec très peu d’amertume, ce qui en fait à mon sens une excellente bière. Je n’aime pas l’amertume (je n’aime pas la bière à la base, il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis), en revanche, pour les puristes, elle manque d’amertume, justement… Pour ma part, j’en rachèterai quand il fera beau parce qu’elle désaltère comme on aime et n’est pas très calorique, ce qui ne gâche rien 🙂 J’apprécie particulièrement les bières qui se vendent à l’unité parce que je vis seule et un pack de six à tendance à rester là pendant des mois. Merci Monoprix pour cette jolie découverte.

Nom : Brooklyn Special Effects Hoppy Lager alcohol free 0,4%

Prix : environ 2€ la bouteille à l’unité

Calories :102 calories pour la bouteille de 35,5 cl

Mon avis sur la bière Desperados sans alcool Virgin 0,0%

C’est la bonne nouvelle de ce déconfinement : la Despé sans alcool, ça y est, ça existe ! J’ai toujours apprécié cette bière aromatisée parce que c’était un bon compromis entre une bière et un cocktail avec de l’alcool fort. En plus j’aimais beaucoup la tequila même si elle me le rendait très très mal. Comme le dirait Ted Mosby « Kids, don’t drink tequila ».

Je me réjouis de la commercialisation de cette version sans alcool pour plusieurs raisons. Niveau packaging, on retrouve exactement les mêmes codes couleurs que la Despé classique, ce qui est toujours un bon point lorsqu’on boit en société. Si la bouteille sans alcool ressemble à celle avec alcool, disons-le clairement : on se noiera plus facilement dans la foule, on ne nous fera donc aucune réflexion et on passera une bonne soirée ! J’espère qu’elle incitera les plus jeunes à tenter la sobriété…Si la Despé classique est une bière qui contient de la téquila, cette version sans alcool est une bière aromatisée aux agrumes et aux zestes de citron, le goût est vraiment là, rien à dire, c’est bluffant. C’est rafraichissant comme une Despé, sans l’ivresse.

En terme d’ingrédients, sans surprise, il y a pas mal de sucre, comme la Despé classique. Si vous êtes au régime, buvez autre chose. Si vous aimez vous faire plaisir de temps en temps, cette version sans alcool est pour vous, elle affiche environ 100 calories pour la bouteille de 33cl (comptez tout de même un peu plus de 13 grammes de sucre). Même sans alcool, l’idée c’est de consommer cette « bière plaisir » avec modération (je parle surtout pour moi, vous faites bien ce que vous voulez, mais vous serez prévenus!).

Pour le tarif, sachez qu’elle est vendue également par bouteilles de 3 pour un peu plus de 3 euros, je crois que j’ai payé 3,20€ chez Auchan. C’est 1 euro de moins que la Despé avec alcool, ou comment faire des économies en étant sobre héhé Il y a tout de même une nouvelle un peu amère, c’est Heineken qui commercialise la Despé, je ne le savais pas, le groupe possède pas mal de marques comme Amstel (j’adore leur version sans alcool goûtée à Amsterdam). La politique commerciale de Heineken en Afrique étant abjecte, je m’abstiendrais pour ma part de racheter cette Despé et me dirigerai vers des produits plus artisanaux dont je parlerai bientôt sur le blog:)

Nom : Desperados Virgin 0,0% alcool

Tarif : 3,29€ les 3 bouteilles de 33 cl chez Monoprix

Calories : environ 106 calories par bouteille de 33 cl

Mon avis sur les boissons gazéifiées Freez Mix

J’avais vu ces boissons coloréés au design fun et raffiné passer sur mon fil Insta et j’avais hâte de goûter une boisson Freez Mix mais… impossible d’en trouver vers chez moi (en Normandie). Puis un soir, je trouve par hasard ces jolies bouteilles en verre colorées … au kébab ! Le pauvre vendeur n’a pas compris, j’ai juste pris une bouteille de Blue Hawaï et j’ai fui ! Difficile de choisir, entre les saveurs « Ananas-coco », « citron-gingembre », « mojito-fraise », « kiwi-lime », il y avait au moins dix saveurs qui m’attendaient et j’avais envie de tout goûter mais j’ai jeté mon dévolu sur la Blue Hawaï parce que… regardez-moi cette couleur !

bluehawaii

Qu’est-ce-que c’est que ce truc, Blue Hawaï ? Bonne question. Il s’agit d’un goût fruits exotiques, c’est ce qui est indiqué sur la bouteille. Personnellement, j’ai adoré le goût qui m’a rappelé le Kola Champane et le Royal Soda qu’on boit aux Antilles. Quelques gorgées et le soleil entre dans ton corps anesthésié par le froid, c’est magique ! J’ai envie de goûter toutes les saveurs désormais et c’est prévu. Niveau calories, on est sur 80 pour la bouteille de 275ml, c’est tout à fait correct, moins qu’une bière. C’est sucré, mais justement une seule bouteille suffit, c’est l’avantage. On ne va pas boire trois bouteilles d’affilée, c’est plus une boisson plaisir et régressive, ces parfums très fruités c’est un peu un retour en enfance, c’est un peu un bonbon liquide en fait ! Et c’est sans colorant et sans édulcorant ! (ne me demandez pas comment ils font ce bleu, aucune idée).

D’après ce que j’ai compris, Freez Mix existe depuis 2009 mais la boisson a été repensée et renommée il y a deux ans environ. Aujourd’hui, Freez Mix c’est avant tout une étiquette stylée qu’on reconnaît tout de suite, une belle bouteille en verre, des parfums diversifiés qu’on ne trouve nulle part ailleurs (litchi, pomme-raisin, fruits des bois, la liste est longue!), la cible principale c’est les jeunes, évidemment. Mais pour les grands enfants sobres qui aiment les fruits et le sucre, c’est très bien aussi ! En terme de prix, c’est aussi très accessible, je crois que j’ai payé mon Blue Litchi 1,50€ (je ne me souviens plus mais pas plus de 2€).  Si j’ai trouvé Freez Mix dans un kébab, j’imagine que vous en trouverez au même endroit ? Apparemment, les bouteilles sont disponibles dans certains Cora et dans les Auchan d’île-de-France. Pour trouver les points de vente, je vous invite à vous rendre sur leur site. Ils ont aussi un compte Insta @freez-mix !

Vous l’aurez compris, j’adore ! Gros coup de coeur ❤

Comment choisir ? Bonne question !
Comment choisir ? Bonne question !

Déjà quatre mois sans alcool !

Quand j’avais la petite vingtaine, je sortais avec un musicien qui était assez taiseux. Je savais qu’il y avait quelque chose qui l’avait traumatisé pendant son enfance et j’imaginais des tas de trucs sordides jusqu’au jour où il m’a dit que son père était alcoolique. Qu’il avait passé des week-ends entiers à « baby-sitter » son père parce que sa mère était infirmière et donc souvent absente. Ce n’est pas quelque chose que j’étais capable d’imaginer. Je ne comprenais pas à quel point son enfance avait été brisée par ce père qui racontait n’importe quoi et vomissait à même le sol…L’ironie c’est que j’ai dû le porter et le mettre au lit un nombre important de fois parce qu’il avait bu de manière plus qu’excessive…Comme son père.

Dans ma famille, l’alcool est un non-sujet, ma mère est du genre à garder le contrôle en toutes circonstances et à en être fière (et à juger ceux qui ne sont pas capables de faire comme elle!), elle boit une coupette à Noël et c’est tout, mon père est le genre à se restreindre parce qu’il sait qu’il aime bien le rhum mais que ce n’est pas une bonne idée d’en boire, une bouteille lui dure des mois…Je suis leur digne fille, si je ne serai jamais aussi raisonnable que ma mère, je sais que je peux arriver à la modération comme mon père. J’ai arrêté de fumer il y a trois ans et il m’arrive de temps à autre de fumer une ou deux cigarettes quand je suis en joie (pas un paquet comme avant, juste une ou deux). Je me considère comme fumeuse abstinente, pas comme non-fumeuse. Je ne serai jamais non-fumeuse, il aurait fallu que je ne commence pas !

Nous ne sommes pas tous égaux face à l’alcool, je le comprends de plus en plus en parlant avec des alcooliques qui sont sous médicaments pour supporter le manque et pouvoir faire face aux idées noires. J’ai la chance de ne pas être en manque, mais surtout j’ai la chance de ne pas avoir des moments de déprime, de découragement ou de penser à l’alcool en permanence. Je parle toutes les semaines à un anglais qui est obsédé par l’alcool du matin au soir depuis deux mois. Il va bientôt partir en cure trois semaines pour être encadré par des psys et autres thérapeutes. Sa propre mère était alcoolique. Quand il me demande comment moi je vais, j’ai l’impression de ne pas livrer la même bataille. Je ne livre aucune bataille tout court. Je ne suis pas en conflit avec moi-même face à l’alcool, juste … je ne bois plus, en fait. Je n’y pense pas parce que c’est devenu ma réalité. Il me fallait juste prendre cette décision je crois. Je ne me sens pas non plus illégitime face à lui, moi aussi je buvais trop ! Mais il n’y a pas un seul alcoolisme, il y en a plein, c’est ça que je veux dire. J’étais dépendante psychologiquement, pas physiquement (ce qui n’est pas mieux). Une fois que j’ai compris pourquoi je buvais, arrêter m’a semblé facile. Je ne m’étais jamais penchée sur les raisons qui me poussaient à boire…

J’ai aussi la chance de ne pas avoir commencé à trop boire pour éviter de régler un traumatisme. Je n’ai pas eu une enfance difficile, à l’âge adulte, on ne peut pas dire non plus que ma vie a été difficile, certes j’ai été importunée sur mon lieu de travail à deux reprises mais j’ai pris la bonne décision : j’ai à chaque fois quitté mon poste et surtout j’ai parlé à mon entourage et même à des professionnels. Comme beaucoup, je buvais après une semaine difficile, pour me défouler (j’adorais boire seule le vendredi soir et faire un karaoke… avec moi-même). Je buvais pas mal par ennui, par habitude, le fameux effet « c’est le week-end, je me bourre la gueule » ! Je buvais quand j’étais triste, je buvais quand j’avais une promotion, toute excuse était bonne pour être ivre parce que oui l’ivresse est séduisante. La gueule de bois pas du tout, nous sommes bien d’accord. Et puis, au risque de me répéter, j’aimais faire l’amour ivre, c’est ivre que j’ai osé explorer ma sexualité, je suis toujours étonnée de constater à quel point c’est tabou d’en parler par ailleurs… Je ne parle pas des baises tu t’endors tellement tu n’es plus capable de tenir debout mais des autres, celles qui sont passionnées, puissantes et … orgasmiques ! Mes premiers orgasmes ont été vécus sous l’emprise de l’alcool pour une raison très simple : l’alcool désinhibe. Pendant des années j’ai pensé que sans alcool je serais incapable d’avoir une sexualité épanouie ou en tout cas aussi intéressante. Il m’arrivait de faire l’amour sobre bien sûr mais j’avais l’idée tenace que sous alcool la fête est plus folle (Pandora… out !). Quelle erreur… Heureusement on peut aussi avoir une sexualité de qualité sans alcool, imaginez un monde seuls les alcooliques jouissent ! (Humour). La sexualité sobre est une affirmation de soi, c’est se mettre à nu.e dans tous les sens du terme, c’est pour moi une révélation : je n’ai pas non plus besoin d’alcool pour vivre ma sexualité, encore une idée de merde, un « programme » que je m’étais foutu dans la tête. Il y a des moments de honte terribles quand on ne sait pas boire, c’est vrai. Mais il y a aussi des moments fabuleux, des souvenirs liés à l’alcool qui sont des souvenirs heureux. C’est comme tout, ce n’est jamais ni noir ou blanc.

Je ne pense pas aux années où je buvais trop le week-end (plus rarement en semaine) en dehors des fois où j’écris pour le blog. Je ne suis donc pas nostalgique mais spectatrice : ces années font partie de ma vie mais c’est à peu près tout. Elles ne définissent pas la personne que je suis (qui par ailleurs est en perpétuelle évolution). Pour me défouler, je fais du sport, je n’ai pas besoin de boire. Pour me détendre, je mets de la musique et je ferme les yeux allongée sur mon canapé ou je médite. Quand je suis triste, j’accepte cette tristesse et j’attends qu’elle passe (et elle passe toujours parce que j’ai appris à être pleine de gratitude). Je ne fais plus l’amour ivre, je fais l’amour en pleine conscience. L’arrêt de l’alcool a des répercussions sur tous les domaines de ma vie, je n’aurais jamais pensé que ce changement serait aussi drastique. Aujourd’hui je fête mes quatre mois sans alcool. Déjà 120 jours, un tiers de l’année. Je n’ai jamais eu besoin de l’alcool dans ma vie. Je traîne quelques casseroles dont je n’ai plus honte aujourd’hui, je me suis pardonnée mes excès. Je les accepte. Je reste quelqu’un d’excessif, je ne pourrais pas changer ma personnalité. J’accepte d’avoir beaucoup d’énergie et plein d’émotions et d’idées mais je n’essaie plus de me canaliser avec l’alcool, je suis comme je suis, point. Je n’aimais pas boire, j’aimais être une personne sûre d’elle. Je ne le savais pas mais je suis sûre de moi sans alcool aussi ! Ne plus boire m’aura appris à être moi-même. Et je continue d’apprendre, jour après jour…

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J’ai (re) testé le sober sex et c’était … [insérer un superlatif] (Part 2)

Je l’ai déjà écrit dans la part 1, faire du sexe sans être un peu alcoolisée était l’une de mes grosses angoisses (parce que le sexe c’est important, voyez). On peut dire que ma nouvelle vie sexuelle sans alcool n’a pas super bien commencé comme vous l’avez peut-être lu mais… Toutes les mauvaises choses ont (aussi) une fin ! Le bad sex est enfin derrière moi, maintenant nous sommes en automne et c’est ma saison préférée. Pourquoi ? Parce que les feuilles qui tombent, parce que les couleurs jaune-orangées, parce que les bains chauds alors qu’il pleut dehors, parce que les plaids sont de sortie, parce que le chocolat chaud maison avec une tonne de pumpkin pie spice dedans, parce que j’adore les grandes écharpes (alors que je fais même pas 1m60, imaginez…). Parce que HALLOWEEN ! HALLOWEEN ! (et après y’a NOEL, NOEL!!!). Oups, je m’égare…

Je vais peut-être commencer par ce qui me chagrinait. Ne pas pouvoir boire un verre pour me détendre lors d’une soirée qui (on le sait) va se terminer en partie de jambes en l’air. Trinquer avec son verre d’Oasis, c’est pas mega sexy. Ça fait tout de suite « femme-enfant » alors que rappelons-le, je ne suis pas bien grande… Je n’aime pas l’eau gazeuse, je déteste les sodas, payer mille euros un jus d’orange pressé (quoi ? Je suis de Marseille, vous trouvez?), très peu pour moi. J’adore le diabolo grenadine mais comment être prise au sérieux en buvant un tel breuvage, je vous le demande ? Et je me suis souvenue d’un commentaire d’Amélie sur l’un de mes billets. Elle disait qu’elle aime bien boire du panaché. Ma mère m’a dit qu’elle buvait un petit panaché de temps à autre quand elle était enceinte de moi, parce que je suis née l’été, c’était la canicule et seul le panaché la désaltérait. Le panaché c’est un mélange de limonade et de bière mais surtout ça tourne à 1,2%. Légalement, ce n’est pas de l’alcool. En France, une boisson est considérée sans alcool jusqu’à 1,2%. Lors de cette première soirée sexe avec ce charmant personnage, j’ai donc opté pour un Panaché alors qu’il buvait je ne sais plus quelle bière… Et c’était trop bien d’avoir la petite sensation d’être un peu éméchée, enfin pas vraiment éméchée mais je suis montée un peu vite et c’est redescendu tout aussi vite. Avec un seul panaché, oui, oui. C’est ce qui arrive quand tu arrêtes de boire ! Je n’ai pas bu de deuxième panaché, juste un. Ce qui prouve que je suis capable de boire un seul verre par ailleurs. Check.

On dit que la première fois entre deux personnes qui ne se connaissent pas vraiment, c’est souvent pas génial. Je dois dire que j’ai la chance d’avoir eu quasiment que des premières fois au top mais… Je ne savais pas trop à quoi m’en tenir. Et ce fut tout simplement exceptionnel ! Parce que c’est quelqu’un avec qui ça matche dès le départ, en fait l’alcool n’a rien à voir avec le bon ou mauvais sexe, soit ça fait des étincelles direct soit tu préférerais encore être devant un programme indigent sur M6 ou TF1…

Ça s’est tellement bien passé que j’ai eu d’autres expériences avec d’autres hommes depuis (que voulez-vous, moi l’été je ne fais rien, en revanche l’automne je renais…). Aujourd’hui je me demande comment je faisais pour baiser au bord du coma éthylique. C’est tellement mieux de savoir ce que tu fais, d’être réceptive à fond à ce que l’autre te fait, d’être en communion. Avant j’avais la nausée, j’étais pas vraiment présente, parfois il m’arrivait de m’endormir en plein acte (je n’en suis pas fière mais c’est arrivé et pas une seule fois…). Avant on pouvait croire que je fermais les yeux de plaisir mais pas du tout j’étais à la ramasse, sur le point de faire un black out. Je trouve ça tellement drôle maintenant que c’est derrière moi. Je me souviens d’un plan cul qui m’avait dit « Tu t’es endormie en pleine phrase alors que j’étais au-dessus de toi, tu ne t’en souviens pas ? ». Mmmmm comment te dire que pas du tout ? Le malaise…

J’avais besoin de boire de l’alcool pour être à l’aise, quelle tristesse. Normal, ma vie était tellement routinière et je ne suis tellement pas faite pour ça… Je m’évadais avec l’alcool (c’est ce que je croyais, du moins). J’ai le sentiment que ma vraie personnalité ressort depuis que je ne me cache plus derrière l’ivresse. Je me sens bien dans mon corps et dans ma vie, je n’ai plus besoin de rien pour faire face au quotidien, je vis la vie de mes rêves (ok si je gagnais la cagnotte Euromillions, je ne cracherais pas dessus mais… l’argent fait-il le bonheur ? Vous avez quatre heures…). Il me reste les bons souvenirs, les merveilleux cocktails au Ritz un soir de janvier dans le salon Hemingway, le sexe endiablé qui s’en est suivi… Beaucoup de bons souvenirs aussi avec ce foutu alcool, j’ai écrit des trucs pas trop mal complètement bourrée aussi… Ce chapitre est fermé 🙂 Autre chose : je ne peux plus simuler maintenant, ce chapitre aussi il est mort de chez mort. Je ne peux plus faire semblant ! Je suis condamnée à trouver de bons amants. Condamnée ! Et pour tout vous dire maintenant j’assume boire du ice tea à un date, parce que le panaché en fait bah j’aime pas ça !  La suite au prochain épisode (ou pas parce que bon ça va, c’est pas un blog de cul oh!).

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Le témoignage de Lula « 1000 heures sans alcool »

Depuis la rentrée, il y a des témoignages de personnes qui ont décidé d’arrêter l’alcool sur le blog. On commence avec Lula qui est blogueuse et ex barmaid dans les Alpes Maritimes, suite à la lecture de mon article sur les 1000 hours dry, elle s’est lancé dans ce challenge. Elle revient sur son expérience pour nous. Merci Lula !

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1000 heures sans alcool. Soit 42 jours. Si on m’avait dit que je participerais à ce challenge il y a un an, je ne l’aurais pas cru. J’aurais ri et je me serais servie un verre. Et pourtant, j’ai réussi ! Je n’ai pas touché une goutte d’alcool depuis le 1er août. Même un peu plus longtemps parce qu’avant que Pandora ne me parle de ce défi, je n’avais pas bu depuis à peu près une semaine.

Pourquoi ce challenge?Après tout, je ne suis pas alcoolique ! C’est ce que beaucoup de gens peuvent penser. C’est ce que je me disais aussi avant, quand l’idée d’arrêter l’alcool me traversait l’esprit. Non, je ne suis pas alcoolique mais j’ai travaillé longtemps dans le milieu de la nuit et je buvais régulièrement. Je m’étais déjà passée de mes coupes de champagne et de mes shots l’année dernière pendant un mois, histoire de voir si j’en étais capable. J’avais réussi et pour me féliciter, je m’étais pris une cuite. C’est un peu comme arrêter de fumer et se récompenser avec un paquet de Gauloises sans filtre. Ridicule.

Être derrière un bar, c’est être payé.e pour faire picoler les gens. Et pour boire avec eux, soyons honnêtes. On t’offre des verres, ça fait du chiffre et tu bois à l’œil. Quand tu offres une tournée de shots à tes clients, tu en prends un avec eux, pour trinquer, parce que ça leur fait plaisir. De plus, si tu ne bois pas derrière le bar, c’est que tu as une patience d’ange (ce qui n’était pas mon cas !). Pour supporter les gens bourrés, il faut être dans le même mood qu’eux. Je buvais donc tous les soirs ou presque, ça faisait partie du job. Et je finissais bourrée tous les week-ends. Parce qu’après le boulot, je partais boire en boîte. C’est l’afterwork des barmen. Je rentrais au petit matin, si je ne finissais pas en after, fatiguée et saoule, avec une partie de moi qui se demandait si c’était vraiment ça ma vie ? Faire la fête, sortir, et recommencer sans cesse ?

J’ai finalement quitté la nuit parce que ça ne me convenait plus. Servir de l’alcool aux mêmes habitués tous les week-ends, ça ne pouvait pas être ma mission de vie. J’avais l’impression d’entretenir leur mal-être. Je voyais régulièrement les clients tenter de noyer leurs problèmes dans l’alcool, boire pour oublier mais ne pas oublier de boire.

Je quittais le monde de la nuit mais je continuais de consommer de l’alcool. Parce que c’est « normal ». C’est « normal » de boire quand on est avec ses amis. C’est « normal » de prendre l’apéro. C’est « normal » de commander un verre de vin plutôt qu’un Perrier parce que « Oh, tu fais chier, tu vas pas prendre un soft quand même !  Allez, bois un verre ! » et puis de toute façon c’est le même prix alors autant payer pour de l’alcool !

En février, j’ai traversé une sorte de crise existentielle. Je cherchais ma voie, je cherchais des réponses à mes questions, je me cherchais moi-même, et plutôt que de faire face, je suis sortie tous les soirs et je suis tombée dans l’excès. J’étais arrachée tous les soirs. Une vraie poche. Je me couchais avec la tête qui tourne, voire je finissais ma nuit la tête dans la cuvette et je me levais le lendemain en me demandant pourquoi je m’infligeais ça, tout en essayant de reconstituer la chronologie de ma soirée, qui j’avais vu et ce que j’avais pu dire ou faire comme conneries. Les récits de mes soirées commençaient tous par « J’étais complètement déchirée ! ». Mais je continuais parce que j’allais mal. J’étais à un tournant de ma vie où plus rien ne semblait avoir de sens. Je sortais pour me donner un semblant de gaieté, qui n’était en fait qu’une illusion puisque je m’enfonçais un peu plus chaque jour au fond d’un trou sans fin. Je cherchais dans l’alcool un réconfort, une soupape, des réponses à mes questions. Et tout ce que ça m’apportait, c’était encore plus de questions existentielles et de mal-être. Un vrai cercle vicieux.

Un soir, je suis rentrée sobre ou presque. Je me suis allongée dans mon lit et pour une fois depuis bien longtemps, il ne tournait pas. Je me suis alors dit que c’était quand même génial de se coucher dans un état normal, sans avoir besoin de se relever dix fois pour se faire vomir… Et j’ai réalisé qu’il y avait quand même un gros problème. Est-ce bien normal de s’émerveiller sur le fait de rentrer sobre ? Je me suis fait peur, alors j’ai diminué ma consommation, sans arrêter complètement la boisson. J’ai continué les apéros. Comme tout le monde. Parce que c’est ce qu’on fait en société. Je buvais « normalement ». J’ai arrêté les alcools forts. Je suis passée tranquillement au petit verre de blanc et au Monaco. Jusqu’au soir où je me suis rendue compte que je buvais parce que les autres buvaient. Parce que je savais que si je commandais un Perrier, on allait me regarder bizarrement. Je buvais par habitude et pour faire comme tout le monde. Pas pour rentrer dans le moule, mais plutôt pour qu’on me foute la paix. Parce qu’on le sait, quelqu’un qui arrête de boire sera l’attraction de la soirée, et je n’avais pas envie d’être l’alien qu’on interroge sur sa décision de rester sobre.

On vit dans une société où c’est tout à fait normal de boire de l’alcool. Où une fête sans alcool n’est pas une vraie fête. Une société dans laquelle une personne qui ne consomme pas d’alcool n’est pas normale mais chiante, pas drôle, ne sait pas s’amuser… Moi je me demande si c’est bien normal d’avoir besoin de se mettre minable pour profiter d’une soirée entre amis. Si c’est normal d’avoir besoin de ça pour communiquer avec nos semblables… Et si telle est la normalité, je la trouve bien déprimante.

C’est finalement mon corps qui a décidé que c’était trop, qu’il fallait arrêter. Un simple Monaco m’a fait tourner la tête comme si je m’étais sifflée une bouteille de vodka. Quelques jours plus tard, mon verre de Blanc m’a causé des brûlures d’estomac toute la nuit. Mon corps me disait clairement qu’il était temps d’arrêter de se forcer pour faire plaisir aux autres, qu’il fallait que je m’écoute et que si je ne voulais pas boire d’alcool, j’avais le droit. Alors j’ai écouté mon corps parce qu’il est toujours de bon conseil.

La première fois que j’ai dit que je ne buvais plus, on m’a rétorqué que j’étais « devenue chiante ». Puis j’ai bien évidemment eu droit aux réflexions du style « Mais pourquoi ? T’es malade ? » ou « Mais t’es enceinte ? Allez avoue t’es enceinte mais tu veux pas nous le dire ! ». Et le fameux « Mais juste un verre ! ».

Au bout de quelques semaines, on m’a demandé si ça me manquait. Non, absolument pas. Je n’ai pas senti de manque, je n’ai pas eu une irrépressible envie de boire et je ne me suis pas sentie frustrée. Un soir, je me suis surprise à tendre la main vers la Despé de mon mec pour en boire une gorgée. Je n’avais pas bu depuis trois semaines, je n’en avais pas envie et pourtant je tendais la main vers cette bière comme si c’était une bouteille d’eau. J’avoue que je n’ai pas d’explication à ce geste , si ce n’est une vieille habitude ancrée qui n’avait plus lieu d’être.

Un événement m’a fait prendre conscience des situations, et surtout des émotions qui me donnaient envie de boire. Après une dispute avec des amies, la première chose à laquelle j’ai pensé a été « Ce soir, je me mets une mine ! ». Avant de réaliser que non, je ne buvais plus. J’étais très étonnée de ce vieux réflexe de mon mental. Ce jour-là, j’ai compris que l’alcool jouait un rôle dans ma vie. Un rôle malsain, mais un rôle quand même. J’ai compris que je buvais pour évacuer des frustrations, de la colère et de la tristesse. Il fallait trouver un autre moyen pour gérer mes émotions. Peut-être commencer par les accepter ? Je me suis tournée vers la méditation et le yoga. C’est tout de même plus efficace que d’enchaîner les shots en faisant semblant que tout va bien.

Le dernier week-end du défi, j’ai fait un extra dans le bar où je travaillais avant. Durant une fraction de seconde, j’ai eu peur de me laisser tenter par un petit verre mais je me suis rassurée en me disant que je n’étais pas arrivée jusque là pour tout foutre en l’air à cause du boulot.

J’avoue que la Pàtron Cafe (tequila aromatisée à la liqueur de café) m’a fait de l’œil dans le frigo samedi soir pendant le rush. Avant, je me servais quelques shots, histoire de me donner du courage pour arriver à la fin de la soirée sans tuer quelqu’un. Ce soir-là, quand j’ai sorti la bouteille, je l’ai regardée avec un brin de nostalgie. Puis j’ai repensé au goût fort du premier shot (le premier a toujours du mal à passer!), à sa texture épaisse, pas si agréable que ça, sa couleur pétrole et à toutes ces soirées où j’en avais abusé, suivis par ces lendemains qui déchantent. Alors je l’ai sagement rangée à sa place. Et j’étais assez fière de moi !

La grande question au début a été : qu’est-ce-que je vais boire ? Parce que payer le prix fort pour un jus d’orange que je peux boire chez moi, c’est vrai que ça me fait chier. J’ai redécouvert le jus de tomate. J’adorais ça quand j’étais ado et j’ai eu envie d’en boire quand j’ai stoppé l’alcool. Ça me donnait l’impression de me nettoyer de l’intérieur (je ne sais pas si je jus de tomate a cette vertu!). Quand je sortais et que je n’avais pas envie de débattre sur ma non-consommation d’alcool, je commandais discrètement un virgin mojito au bar. Je sais que personne ne fait la différence entre un mojito avec ou sans alcool. Ça c’était plutôt au début, quand j’avais encore peur du regard des autres. Maintenant, je n’en ai plus rien à foutre. Je me dis que celui que ça dérange a probablement un problème avec l’alcool et qu’il ferait mieux de se questionner lui-même plutôt que de se moquer de moi. Au restaurant, j’ai remplacé le vin par de la San Pellegrino ou du Perrier. Il peut m’arriver de boire des cocktails de fruits mais je sais qu’ils sont excessivement chers pour ce qu’il y a dedans alors j’évite.

L’autre soir au bar des clients m’ont demandé une tournée de shots et ont voulu que j’en prenne un avec eux, je leur ai répondu que je ne buvais pas, ils ont été étonnés et m’ont demandé pourquoi. J’ai répondu que j’avais vu trop de gens bourrés dans ma vie et que je ne voulais pas finir comme eux. Ils ont ri. Je leur ai dit que j’étais très sérieuse et ils sont partis, quelque peu interloqués.

42 jours sans alcool. Je suis fière. Je remarque que je passe de meilleures soirées. Je les apprécie mieux. Je rentre sereine, sans flipper de me faire contrôler par les flics. Je m’endors sans problème. Je crois que ça m’a un peu permis de me foutre du regard des autres aussi. Je suis plus lucide sur les gens et les situations quand je sors. Et j’apprends à maîtriser mes émotions d’une manière plus saine et constructive plutôt que de les faire taire à coup de tequila !

En arrêtant de boire de l’alcool, j’ai compris pourquoi je buvais. J’ai compris que ça ne m’apportait rien de bon, que je n’avais pas une relation saine à l’alcool. Ca faisait longtemps que je me demandais pourquoi je continuais à boire, sans jamais oser arrêter. Le fait de participer à un challenge m’a apporté une motivation. Bien sûr, j’aurais pu choisir de ne pas aller au bout. J’aurais pu craquer, me dire qu’un verre c’est rien. Peu de gens étaient au courant de ce défi parce que je l’ai fait pour moi, j’aurais donc pu décider de m’octroyer un petit verre, mais si j’avais abandonné en cours de route, je m’en serais voulu.

Est-ce-que je boirais modérément un jour ? Je ne sais pas. J’ai tendance à tout faire dans l’extrême et je me dis que si j’ai réussi à m’en passer pendant plus d’un mois, autant continuer. Je me demande surtout quels seraient les bénéfices si je recommençais à boire ? Je sais qu’après ce sevrage, je serais bourrée après un verre. Est-ce que j’ai vraiment envie de ressentir les effets de l’alcool ? Pas vraiment. Peut-être que je me laisserais tenter par un bon champagne si l’occasion se présente, qui sait ? Je verrais bien sur le moment, je n’ai pas envie de me prendre la tête avec ça. Ce que je sais, c’est que si je bois à nouveau, ce ne sera plus pour faire taire mes émotions, ce ne sera plus quand je vais mal, ce ne sera plus pour fuir. L’arrêt de l’alcool faisait sûrement partie de mon chemin et de ma quête existentielle. J’ai changé ma façon de vivre, même si ça paraît minime et anodin, pour moi c’est une grande évolution.

Aujourd’hui je peux le dire : je suis sobre depuis plus d’un mois. Et oui je suis très fière de moi.

J’ai testé le sober sex (et c’est vraiment pas glorieux)(Part 1)

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En discutant avec mes amis, je me suis rendue compte que même ceux qui sont en couple font rarement l’amour sans avoir bu un petit verre. C’est souvent un peu éméchés qu’ils se dirigent vers la chambre à coucher pour faire des folies de leur corps. L’intimité est quelque chose qui nous effraie. Combien de couples peuvent affirmer qu’ils sont vraiment intimes ? Wikipedia dit « L’intimité véritable demande des échanges, de la transparence, de la réciprocité et incidemment une certaine vulnérabilité ».

Je trouve ça dramatique pour être honnête. Que la majorité d’entre nous ait besoin d’alcool pour avoir confiance en soi, se mettre à nu, aller vers l’autre, oser demander à l’autre ce qu’on veut vraiment au lit etc On est tous un peu coincés, on a peur du jugement de l’autre, peur que notre corps ne soit pas assez parfait sous tel angle, peur d’être trop libéré.e ou pas assez… Quel gâchis !

Je ne peux pas vraiment blâmer l’alcool parce que soyons honnête, c’est parce que l’alcool nous désinhibe qu’il permet d’explorer une sexualité plus débridée, après trois bières on ne pense plus à notre épilation qui n’est pas parfaite, on s’en tape complètement. Et l’alcool permet une sexualité moins conventionnelle… J’en parlais récemment à quelqu’un qui me disait « Le nombre de filles qui refusent la sodomie puis la réclament après trois verres… C’est hallucinant, je te promets ». Quand on est ivre on n’a plus peur du jugement des autres, on vit l’instant présent, c’est quand même l’une des vertus de l’alcool !

Alors comment faire l’amour avec quelqu’un de nouveau quand on n’a pas bu ? J’étais assez obsédée par cette question. J’avais peur d’être un mauvais coup, de ne pas savoir comment bouger, d’être trop douce ou pas assez, bref, j’avais peur. Et je déteste avoir peur. J’ai rencontré quelqu’un qui a été mon cobaye haha Je l’ai prévenu, j’ai arrêté l’alcool, je ne suis pas rassurée mais j’ai envie, au secours. J’ai eu de la chance, je suis tombée sur un charmant garçon très compréhensif, le fait d’en parler m’a beaucoup aidé à dédramatiser !

Mais… je n’aurai probablement pas dû lui en parler parce que … ça lui a mis la pression. J’ai eu le sentiment d’être considérée comme une petite chose fragile, non, c’est pire, comme si j’étais pucelle et que c’était ma première fois ! La scène m’a fait penser à la première fois que Carrie Bradshaw fait l’amour avec Jack Berger (oui, je parle de Sex & the City)… C’était silencieux, c’était lent, un peu comme un film érotique du dimanche soir sur M6 (mais si, tout le monde s’en souvient). Il m’a fait l’amour sans le son, voilà c’est ça. Sauf qu’on ne se connaissait pas, se retrouver yeux dans les yeux en mode love alors qu’on n’est pas love ni l’un ni l’autre, c’est un peu le malaise… Ça ne marche pas comme ça… pas pour moi, en tout cas. J’entends certains dire « Non mais attends Pandora, tu te plains mais t’aurais préféré qu’il te brutalise ou quoi ? » Bah ouais j’aurais préféré que ce soit sportif, j’aurais préféré réveiller mes voisins avec mes cris endiablés, j’aurais préféré tomber du lit et me rétamer la gueule par terre tellement mon lit aurait été un putain de ring ! La passion, bordel !!

Il fallait nous voir juste avant… On se parlait comme si on se connaissait depuis toujours. J’ai senti une vraie connexion avec ce garçon, mais vraiment ! On pensait la même chose sur tellement de sujets ! Je le trouvais mature, intéressant, plus je le regardais, plus je me disais qu’il était vraiment beau, quand on s’embrassait c’était prometteur, sa peau était douce mais… Mais non. Comment peut-on avoir une si grande connexion quand on se parle et être si nuls au lit ? C’est un mystère. Lui + moi = bad sex. C’est un fait. Inutile de préciser qu’après cet échec cuisant, on ne s’est jamais reparlé. Pour se dire quoi ? Parfois il faut se rendre à l’évidence : il n’y a rien à dire, juste oublier.

Voilà, ma vie sexuelle est foutue. Maintenant j’ai peur d’être nulle au lit…. avec tous les hommes (oui, je suis hétéro). Quand il est parti, j’avais envie de boire un gin tonic pour me détendre. Quelle ironie ! Que vais-je devenir ? Priez pour moi, je vous en prie. Bisous.