Mon avis sur le thé glacé pétillant Détox de UMÀ

Umà est une marque de boissons sans alcool créée par Paul et Simon en 2015. En créant Umà, ils souhaitent proposer des boissons artisanales qui ont du goût et qui pourraient être une alternative valable aux sodas industriels et standardisés du marché. La bière et le vin ont fait leur révolution avec l’émergence de jeunes marques audacieuses ; pourquoi pas les boissons sans alcool ?

Umà est donc focalisée sur la qualité et le goût mais aussi la simplicité des ingrédients, des recettes 100% naturelles, bio, sans colorants, sans conservateurs, sans arômes artificiels. Que du bon ! Reste un mystère pour moi : pourquoi la marque s’appelle Umà ? Aucune idée mais c’est joli je trouve.

Quand je suis tombée sur cette marque que je ne connaissais pas du tout chez Monop, je n’ai pas hésité une seule seconde, je dois dire que je n’ai même pas regardé le prix. J’ai vu l’étiquette colorée, j’ai lu les ingrédients, j’ai pris direct ! « Détox » tombait à pic, je venais d’engloutir quelques grilled cheese sandwiches (hum). Mais Détox, c’est quoi exactement ? C’est une infusion aux saveurs subtiles et originales, réalisée à partir d’infusion de fleurs de bourrache, de curcuma et de noix de kola. C’est naturel, il n’y a pas de sucre ajouté et c’est fait ici en France.

Je ne vais pas faire durer le suspens plus longtemps, j’ai adoré cette boisson Détox qui me donne envie de tester le reste de la gamme (Thé Noir, Thé Vert, Limonade, Rooïbos, Cola etc). C’est frais, légèrement pétillant, ça a un vrai bon goût, le sucre est léger et c’est désaltérant. Le goût m’a fait penser au Liptonic, j’adorais cette boisson mais elle était trop sucrée et le thé Lipton bon bah c’est pas du vrai thé, disons-le. Avec Détox j’ai la version haut-de-gamme du Liptonic de mon enfance, sincèrement ça n’a pas de prix, merci Paul et Simon ! D’autant que niveau calories on est sur du très bon puisque la bouteille contient à peine 40 calories pour 25cl. Une bouteille contient 50mg de caféine naturelle extraite de la noix de kola soit l’équivalent d’un café allongé. Moi qui déteste le goût du café, voilà une belle alternative pour bien commencer ma journée.

Je vous conseille vivement de tester cette boisson Détox et je vous présenterai bientôt le reste de la gamme, j’espère vous avoir donné envie d’essayer Umà.

Nom : Détox de Umà, 2,50€ chez Monoprix

Calories : 40 pour une bouteille de 25cl

Le témoignage de Rébecca, sober curious

Troisième témoignage sur le blog. Rébecca se livre sans fards sur son rapport à l’alcool, elle est parisienne, elle a crée sa propre boîte qui s’appelle Pony il y a six mois, elle a aussi deux fils et comme moi elle aime les boucles d’oreilles qui brillent… IMG-1234

Dans quelles circonstances as-tu arrêté de boire pendant quatre mois ?

Je buvais depuis mes quatorze ans avec excès, il m’arrivait aussi de boire du vin tous les jours… Lors d’un séjour aux États-Unis, j’ai bu deux margaritas et j’ai fait un blackout. Je n’ai pas compris parce que je ne bois jamais à jeûn… J’ai cru qu’on avait mis quelque chose dans mon verre, j’ai été très malade pendant deux jours au point où je me suis dit que je ne pourrais jamais rentrer en France. Lorsque je suis rentrée, j’ai consulté mon médecin de famille qui était adepte de tout ce qui est toxicité et cure et qui m’a expliqué que mon corps était arrivé à saturation, j’avais atteint un quota. On a tenté une méthode sous hypnose et on a décidé que je me passerais d’alcool pendant trois mois, c’était l’objectif. C’était il y a trois ans. Je suis allée au-delà, j’ai tenu plus de quatre mois. Lorsque j’ai arrêté, je me suis rendue compte que j’avais tous les symptômes du sevrage, tremblements, déprime, insomnie, sueurs froides la nuit, j’étais au plus mal… ça m’a fait réalisé que j’étais addict et que mon corps m’avait sauvé en m’envoyant ce signal d’alarme. Au bout des trois mois, on a fait un point avec le médecin qui m’a félicitée, j’avais très peur de boire de nouveau parce que j’avais peur d’en mourir… J’ai rebu un verre de temps en temps tout doucement. J’avais envie de trouver un équilibre et grâce à ce choc, à cette cure, je l’ai trouvé. Depuis, je m’astreins à au moins un mois de jeûne par an, voire deux pour me prouver que je ne suis pas dépendante. J’ai à peu près trois gueules de bois par an et je peux passer dix jours sans boire sans problème.

Qu’est-ce-qui t’empêche d’arrêter complètement l’alcool ?

J’ai pris énormément de recul par rapport aux raisons qui m’amenaient à boire, un coup dur, le stress, la solitude, un mal-être en soirée, l’envie d’être plus exhib que d’habitude. Toutes ces raisons se sont envolées lors de ma cure. Le fait de les comprendre m’a permis de les accepter et de faire la paix avec tout ça, je ne m’en suis pas voulue d’en être arrivée là, il y avait beaucoup de raisons qui faisaient que j’étais devenue un peu alcolo festive. Quand j’ai recommencé à boire je voulais le faire pour de bonnes raisons. Je bois du vin pour l’ivresse mais pas pour être bourrée ; pour le petit plaisir, le même plaisir qu’on peut ressentir lors d’un très bon repas. C’est un plaisir orgasmique, pas compulsif chez moi. Ma façon de consommer est positive, boire est une célébration, ça a complètement changé. J’aime énormément le goût du vin. En revanche, je ne bois plus (ou presque) d’alcools forts qui vont me rendre malade … De temps en temps je bois des Spritz parce que j’adore le goût de l’orange amère mais globalement je dirais que ma façon de boire est devenue sensée, saine et raisonnable. Je n’ai pas l’intention d’arrêter de boire, c’est en pleine conscience que je continue à boire … raisonnablement. C’est en pleine conscience que trois fois par an je prends une cuite et ce n’est pas pour compenser quelque chose ou parce que je me sens triste. C’est parce que je me sens vivante et que j’ai besoin d’être excessive parfois, ça fait partie de ma personnalité. Ma thérapeute est d’accord pour dire qu’être la personne que je suis c’est aussi avoir des excès, mais dès lors que c’est en pleine conscience, c’est beaucoup plus sain. Je n’ai pas peur de retomber dans mes vieux travers.

Quelle est la période où tu arrêtes l’alcool pendant un mois ? Dry January ? Sober september ?

Oui, sans surprise, j’ai tendance à arrêter au mois de janvier. J’ai tenté le mois de septembre sans alcool cette année mais j’ai tenu les dix premiers jours seulement parce que j’ai eu des succès par rapport à la création de ma boîte et j’avais très envie de les fêter ! J’ai pris deux cuites en septembre donc techniquement il me reste une seule cuite avant la fin de l’année ! J’ai hâte de faire le dry january, c’est pratique, plein de gens le font, tu fais des dîners avec des gens qui le font, tu n’as pas besoin de te justifier. Même si maintenant mes potes savent qu’il y a des moments où je ne bois pas d’alcool et je n’ai pas à me justifier auprès d’eux.

Que bois-tu lorsque tu fais le dry january ?

Je n’ai jamais essayé de substituer le vin, je n’ai pas envie d’avoir l’effet placebo. Je suis plutôt Perrier rondelle et dans les jours de fête Perrier sirop de pêche mais je ne suis pas trop sucré ou sinon bière sans alcool mais très rarement. Je n’aime pas l’idée de boire un truc qui ressemble à l’alcool. Perrier rondelle c’est ce que je préfère. Et au resto de l’eau plate.

Pour finir, quels ont été tes meilleurs moments sous alcool et les pires ?

Mon meilleur souvenir avec l’alcool ?… Il y en a plein. Mais je pense à une fois en Sardaigne avec des amis, on rentrait du resto où on avait passé une super soirée et beaucoup ri et sur le chemin du retour dans la voiture on parcourait des endroits qui puaient, ça sentait la chèvre puis la pisse puis la merde, les égouts, les fruits de mer… Résultat je me suis tapé un gros délire, j’ai inventé un concept d’application mobile qui répertorie les odeurs nauséabondes avec des codes. Tout ça a été enregistré en audio et on l’a réécouté cet été et c’est toujours aussi culte ! Souvent quand on est ivre on se croit drôle mais on ne l’est pas alors que là trois ans plus tard c’est toujours aussi drôle ! J’ai beaucoup plus de bons souvenirs que de mauvais malgré mon parcours. Mais le pire c’est celui qui a déclenché la cure, j’ai vraiment cru mourir…

Quand la bouteille de gin te fait de l’œil…

Paris. La bouteille de gin dans le placard et les Grim dans le frigo, c’est ce que j’ai laissé la dernière fois. Le gin est de loin mon alcool préféré, pas n’importe quel gin, ma préférence va au Bombay Sapphire. J’aimais aussi boire du Tanqueray (pour faire comme Amy Winehouse, oui : je sais). J’ouvre la bouteille de Bombay et je suis surprise : ça sent divinement bon, une odeur raffinée, faite de plantes et d’épices, on en mangerait ! Moi qui espérais que ça pue, dommage. Je la referme aussitôt, le Bombay et moi c’est de l’histoire ancienne. C’est vrai que cette bouteille bleue turquoise (et non saphir) est très élégante, pour autant je n’oublie pas notre dernière rencontre qui s’est soldée par du vomi dans le lavabo parce que je n’avais pas réussi à atteindre les toilettes. Puis, vaseuse, j’avais peiné à nettoyer le dit lavabo avec de la javel sous le regard accusateur des chats. La Grim, je la laisse végéter dans le frigo, c’est très bien comme ça, de toute façon je n’ai jamais vraiment aimé la bière. Avant j’aurais bu seule, tranquille, un petit verre pour me féliciter d’avoir survécu à la foule de la gare, puis deux, sans doute trois avant de m’endormir encore habillée dans le canapé… Maintenant ? Je suis allée m’acheter un pot de glace au chocolat et j’ai tout mangé, calmement mais sûrement:)

J’annonce à tout le monde que je ne bois plus, à chaque fois la même stupéfaction, « Mais-enfin-Pandora-t’as-jamais-été-alcoolique ! ». Non, je sais bien, j’ai quand même le droit d’arrêter parce que les gueules de bois j’aime pas ou …. ? Quand tu parles de gueule de bois, tout le monde comprend soudainement. Peu importe ton rapport à l’alcool, la gueule de bois, on sait ce que ça veut dire, on sait à quel point c’est douloureux ; et répétitif, parce qu’on dit « Plus jamais ! » et le week-end suivant on se retrouve dans le même état comateux.

Toujours cette incompréhension, comment j’ai pu quitter Paris, moi la « pure parisienne » ? Heureusement M. me comprend, elle est Normande, elle vit et travaille à Paris parce qu’il y a tout à Paris, pas le choix, elle me dit « Maintenant que je suis célibataire, je me demande pourquoi je reste encore là… ». Comme moi, elle aime la mer, les rues désertes et les gens qui se foutent éperdument de tes fringues et de ton CV. Je remarque que seuls ceux qui ne sont pas nés à Paris comprennent pourquoi je suis partie, les « purs parisiens » comme moi, rien à faire, ils me prennent pour une hérétique.

J’adore être une hérétique. Je ne compte pas arrêter. J’ai hâte de voir la gueule de mon entourage quand je vais sortir le Champomy pour mon anniversaire. Adieu, veuve Clicquot ! Tu coûtais trop cher et ton étiquette orange était moche en plus. Je n’ai même plus de flûtes parce que, l’une de mes passions dans la vie c’est de casser les verres, je passe ma vie à en racheter. La dernière fois, ivre, j’avais renversé les flûtes KONUNGSLIG sur la table, elles avaient poursuivi leur chute inexorable et j’avais bien difficilement balayé les bris de verre sur le sol. Le lendemain j’avais marché sur du verre oublié, il y avait du sang partout, c’était charmant. Et on ose encore me demander pourquoi j’ai arrêté l’alcool…