J’ai testé le sober sex (et c’est vraiment pas glorieux)(Part 1)

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En discutant avec mes amis, je me suis rendue compte que même ceux qui sont en couple font rarement l’amour sans avoir bu un petit verre. C’est souvent un peu éméchés qu’ils se dirigent vers la chambre à coucher pour faire des folies de leur corps. L’intimité est quelque chose qui nous effraie. Combien de couples peuvent affirmer qu’ils sont vraiment intimes ? Wikipedia dit « L’intimité véritable demande des échanges, de la transparence, de la réciprocité et incidemment une certaine vulnérabilité ».

Je trouve ça dramatique pour être honnête. Que la majorité d’entre nous ait besoin d’alcool pour avoir confiance en soi, se mettre à nu, aller vers l’autre, oser demander à l’autre ce qu’on veut vraiment au lit etc On est tous un peu coincés, on a peur du jugement de l’autre, peur que notre corps ne soit pas assez parfait sous tel angle, peur d’être trop libéré.e ou pas assez… Quel gâchis !

Je ne peux pas vraiment blâmer l’alcool parce que soyons honnête, c’est parce que l’alcool nous désinhibe qu’il permet d’explorer une sexualité plus débridée, après trois bières on ne pense plus à notre épilation qui n’est pas parfaite, on s’en tape complètement. Et l’alcool permet une sexualité moins conventionnelle… J’en parlais récemment à quelqu’un qui me disait « Le nombre de filles qui refusent la sodomie puis la réclament après trois verres… C’est hallucinant, je te promets ». Quand on est ivre on n’a plus peur du jugement des autres, on vit l’instant présent, c’est quand même l’une des vertus de l’alcool !

Alors comment faire l’amour avec quelqu’un de nouveau quand on n’a pas bu ? J’étais assez obsédée par cette question. J’avais peur d’être un mauvais coup, de ne pas savoir comment bouger, d’être trop douce ou pas assez, bref, j’avais peur. Et je déteste avoir peur. J’ai rencontré quelqu’un qui a été mon cobaye haha Je l’ai prévenu, j’ai arrêté l’alcool, je ne suis pas rassurée mais j’ai envie, au secours. J’ai eu de la chance, je suis tombée sur un charmant garçon très compréhensif, le fait d’en parler m’a beaucoup aidé à dédramatiser !

Mais… je n’aurai probablement pas dû lui en parler parce que … ça lui a mis la pression. J’ai eu le sentiment d’être considérée comme une petite chose fragile, non, c’est pire, comme si j’étais pucelle et que c’était ma première fois ! La scène m’a fait penser à la première fois que Carrie Bradshaw fait l’amour avec Jack Berger (oui, je parle de Sex & the City)… C’était silencieux, c’était lent, un peu comme un film érotique du dimanche soir sur M6 (mais si, tout le monde s’en souvient). Il m’a fait l’amour sans le son, voilà c’est ça. Sauf qu’on ne se connaissait pas, se retrouver yeux dans les yeux en mode love alors qu’on n’est pas love ni l’un ni l’autre, c’est un peu le malaise… Ça ne marche pas comme ça… pas pour moi, en tout cas. J’entends certains dire « Non mais attends Pandora, tu te plains mais t’aurais préféré qu’il te brutalise ou quoi ? » Bah ouais j’aurais préféré que ce soit sportif, j’aurais préféré réveiller mes voisins avec mes cris endiablés, j’aurais préféré tomber du lit et me rétamer la gueule par terre tellement mon lit aurait été un putain de ring ! La passion, bordel !!

Il fallait nous voir juste avant… On se parlait comme si on se connaissait depuis toujours. J’ai senti une vraie connexion avec ce garçon, mais vraiment ! On pensait la même chose sur tellement de sujets ! Je le trouvais mature, intéressant, plus je le regardais, plus je me disais qu’il était vraiment beau, quand on s’embrassait c’était prometteur, sa peau était douce mais… Mais non. Comment peut-on avoir une si grande connexion quand on se parle et être si nuls au lit ? C’est un mystère. Lui + moi = bad sex. C’est un fait. Inutile de préciser qu’après cet échec cuisant, on ne s’est jamais reparlé. Pour se dire quoi ? Parfois il faut se rendre à l’évidence : il n’y a rien à dire, juste oublier.

Voilà, ma vie sexuelle est foutue. Maintenant j’ai peur d’être nulle au lit…. avec tous les hommes (oui, je suis hétéro). Quand il est parti, j’avais envie de boire un gin tonic pour me détendre. Quelle ironie ! Que vais-je devenir ? Priez pour moi, je vous en prie. Bisous.

 

Au secours, j’ai envie de boire un verre, je fais comment ?

L’autre jour, une lectrice me demandait des conseils quand elle se retrouve dans la fâcheuse situation où elle a envie de boire. Quand on se sert de l’alcool comme « tampon émotionnel », il est difficile d’être confronté aux premières fois où on ressent les choses pour de vrai, sans pouvoir les masquer…

Toutes les occasions étaient bonnes pour se servir un petit verre : après une journée difficile au travail, quand on vient d’apprendre une mauvaise nouvelle, quand on s’ennuie, quand on est dans l’attente, la liste est très longue. Il faut pouvoir remédier à ça sans alcool et c’est bien le plus dur !

J’ai lu ici et là des conseils pour éradiquer une crise, boire un thé au citron, prendre un bain chaud ou sortir faire un tour. Cela ne fonctionne pas avec moi. Quand j’ai envie de boire, je n’ai pas du tout envie d’un thé, encore moins au citron, ce que je veux c’est un gin tonic, et tout de suite ! Le bain chaud, le temps de le faire couler, j’ai le temps de réfléchir au fait que j’ai envie d’un gin tonic, mauvais plan. Quant à sortir faire un tour… un Carrefour City est à deux pas de chez moi, c’est là encore une idée pourrie, je pourrais malencontreusement acheter une bouteille de vodka, juste pour voir…

Les conseils que je vais vous donner ne fonctionneront peut-être pas pour vous, ou peut-être que si. En ce qui me concerne, quand je suis en état de crise, il faut que j’agisse très vite, il faut que je n’ai même pas le temps de réfléchir au fait que j’aimerais boire un verre que le problème n’existe déjà plus. C’est une urgence. Ni plus ni moins. Même si je ne suis pas alcoolique ou malade, mon cerveau est très puissant et l’idée c’est de lui dire de fermer sa grande gueule, merci bien. Il faut pouvoir le faire n’importe où, n’importe quand…

Premier conseil : respirez ! Quand on est en état de crise émotionnelle, on a le cœur qui bat la chamade, on est anxieux, stressé. Il faut vite reprendre le contrôle de notre souffle. Pour ça, c’est très simple, on s’isole où on peut (perso si je suis chez moi, je fais ça allongée dans mon lit en fermant les yeux), on inspire fort par le nez, on bloque sa respiration deux ou trois secondes, puis on expire par la bouche très fort. Il faut que ce soit exagéré. On fait ça deux ou trois fois, en général ça suffit pour reprendre le contrôle, relâcher la tension, être dans le moment présent, se sentir vivant et apaisé.

Si cette technique marche sur vous, je vous conseille vivement la méditation au quotidien, et si vous ne savez pas comment faire, il y a des apps pour ça. Petit Bambou est très bien pour commencer, je suis très fan de Aura aussi (en anglais). Même si la méditation vous paraît une activité lente ou inutile ou impossible pour vous, je vous jure que vous n’en retirerez que des bénéfices. Le premier étant d’être ancré dans l’instant présent. Méditer c’est entrer en soi maintenant sans penser au passé ou au futur, c’est sentir son corps vivant, lui accorder un moment de repos, le remercier. C’est lâcher prise ! Tout le monde peut le faire et c’est gratuit 🙂

Deuxième conseil : avoir toujours sur soi un flacon d’huile d’essentielle de Camomille Romaine. C’est petit, ça ne prend pas de place, on peut l’emporter partout avec soi, il suffit d’inhaler trois ou quatre fois à fond au-dessus du flacon et voilà, magique ! Pourquoi la Camomille Romaine ? Vous vous souvenez des tisanes à la camomille chez mamie ? C’est pareil mais en beaucoup plus concentré ! Cette HE vous permettra de calmer vos angoisses et même de trouver le sommeil (je l’utilise comme somnifère naturel, c’est génial!). On peut même en donner aux enfants qui font des crises de nerf, en cas de crise d’urticaire ou de choc émotionnel, c’est une HE un peu onéreuse mais elle vous sauvera la vie (je recommande fortement la Compagnie des Sens qui font des HE de qualité et bio de surcroît, dont l’éthique n’est plus à prouver, je ne suis pas sponsorisée du tout, quand j’aime, je le crie haut et fort, voilà tout!). Pour acheter le flacon de 2,5 ml à 14,90€, cliquez ici 🙂

Troisième conseil : faire une liste de gratitude. Pas par écrit. En période de crise, on n’a pas le temps de se poser pour écrire. On remercie à voix haute toutes les choses positives dans notre vie pour focaliser son attention sur autre chose que ce foutu gin tonic. Chez moi, cette liste donne ( par exemple) « Je suis heureuse d’être en bonne santé, je remercie le toît au-dessus de ma tête pour la sécurité qu’il m’apporte, je remercie les pâtes al dente de ce midi, la caissière pour son sourire chez Leclerc, le coucher de soleil d’être si beau, la mer qui apaise mes angoisses, mon lit de me permettre de me reposer, mes chats d’exister, merci à mes pieds de me porter tous les jours, merci à la glace Magnum vegan aux amandes, à mes amis qui m’acceptent telle que je suis, merci à la vie, ma vie, parce que la chance que j’avais d’exister telle que je suis, moi, Pandora, était d’une sur quatre milliards, je suis un miracle, merci d’être un miracle».

J’espère vous avoir aidé avec ces trois conseils (cumulables, évidemment!). N ‘hésitez pas à mettre un petit commentaire si ça vous a aidé (ou si vous avez d’autres astuces ^^)

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