Mon avis sur le thé glacé pétillant Détox de UMÀ

Umà est une marque de boissons sans alcool créée par Paul et Simon en 2015. En créant Umà, ils souhaitent proposer des boissons artisanales qui ont du goût et qui pourraient être une alternative valable aux sodas industriels et standardisés du marché. La bière et le vin ont fait leur révolution avec l’émergence de jeunes marques audacieuses ; pourquoi pas les boissons sans alcool ?

Umà est donc focalisée sur la qualité et le goût mais aussi la simplicité des ingrédients, des recettes 100% naturelles, bio, sans colorants, sans conservateurs, sans arômes artificiels. Que du bon ! Reste un mystère pour moi : pourquoi la marque s’appelle Umà ? Aucune idée mais c’est joli je trouve.

Quand je suis tombée sur cette marque que je ne connaissais pas du tout chez Monop, je n’ai pas hésité une seule seconde, je dois dire que je n’ai même pas regardé le prix. J’ai vu l’étiquette colorée, j’ai lu les ingrédients, j’ai pris direct ! « Détox » tombait à pic, je venais d’engloutir quelques grilled cheese sandwiches (hum). Mais Détox, c’est quoi exactement ? C’est une infusion aux saveurs subtiles et originales, réalisée à partir d’infusion de fleurs de bourrache, de curcuma et de noix de kola. C’est naturel, il n’y a pas de sucre ajouté et c’est fait ici en France.

Je ne vais pas faire durer le suspens plus longtemps, j’ai adoré cette boisson Détox qui me donne envie de tester le reste de la gamme (Thé Noir, Thé Vert, Limonade, Rooïbos, Cola etc). C’est frais, légèrement pétillant, ça a un vrai bon goût, le sucre est léger et c’est désaltérant. Le goût m’a fait penser au Liptonic, j’adorais cette boisson mais elle était trop sucrée et le thé Lipton bon bah c’est pas du vrai thé, disons-le. Avec Détox j’ai la version haut-de-gamme du Liptonic de mon enfance, sincèrement ça n’a pas de prix, merci Paul et Simon ! D’autant que niveau calories on est sur du très bon puisque la bouteille contient à peine 40 calories pour 25cl. Une bouteille contient 50mg de caféine naturelle extraite de la noix de kola soit l’équivalent d’un café allongé. Moi qui déteste le goût du café, voilà une belle alternative pour bien commencer ma journée.

Je vous conseille vivement de tester cette boisson Détox et je vous présenterai bientôt le reste de la gamme, j’espère vous avoir donné envie d’essayer Umà.

Nom : Détox de Umà, 2,50€ chez Monoprix

Calories : 40 pour une bouteille de 25cl

Mon avis sur la bière sans alcool Brooklyn special effects « hoppy lager »

Il faut croire qu’il y a une demande de plus en plus forte de boissons sans alcool parce qu’on trouve de nouvelles références un peu partout, même chez Nicolas, c’est dire (j’en parlerai dans un autre post). C’est encore chez Monop que j’ai trouvé cette bière sans alcool dont j’ai tout de suite aimé le visuel et le nom bien sûr, quand je vois écrit Brooklyn me revoilà nostalgique d’un temps non si lointain où je prenais l’avion !

La Special Effects est une American Amber Lager, autrement dit une bière blonde houblonnée. Sa méthode de fermentation est unique : au lieu d’éliminer l’alcool après fermentation comme c’est souvent le cas pour les bières sans alcool, Brooklyn utilise une levure légère et une composition de malt qui ne produit pas beaucoup d’alcool (technique du dry-hopping d’après ce que j’ai compris mais si je raconte n’importe quoi vous avez le droit de vous plaindre en com haha). Mais pour quoi faire me direz-vous ? Pour permettre le développement de saveurs des bières traditionnelles. Pour ne pas avoir l’impression de boire une bière « sans ». Et ça marche !

L’odeur est discrète mais plaisante avec une base sucrée (mais pas trop) et tropicale et un peu de malt en arrière-plan. On trouve un soupçon d’herbes qui apporte une sensation de fraîcheur. En bouche, elle est très agréable, assez dense. Elle ne ressemble pas vraiment à une bière blonde, au départ, elle est douce et fruitée avec un goût de litchi et d’orange caramélisée. Puis la saveur malt caramel se ressent à la fin de chaque gorgée, avec très peu d’amertume, ce qui en fait à mon sens une excellente bière. Je n’aime pas l’amertume (je n’aime pas la bière à la base, il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis), en revanche, pour les puristes, elle manque d’amertume, justement… Pour ma part, j’en rachèterai quand il fera beau parce qu’elle désaltère comme on aime et n’est pas très calorique, ce qui ne gâche rien 🙂 J’apprécie particulièrement les bières qui se vendent à l’unité parce que je vis seule et un pack de six à tendance à rester là pendant des mois. Merci Monoprix pour cette jolie découverte.

Nom : Brooklyn Special Effects Hoppy Lager alcohol free 0,4%

Prix : environ 2€ la bouteille à l’unité

Calories :102 calories pour la bouteille de 35,5 cl

J’ai bu une Despé (tu as bien lu)

Je suis entrée l’été dernier dans le merveilleux monde de la sobriété très enthousiaste, et il y a de quoi ! C’est libérateur de se poser les bonnes questions, pourquoi je bois alors que je n’ai jamais aimé le goût de l’alcool? Je cherche à fuir quoi ? Suis-je dépendante psychologiquement de la bouteille de gin ? Chaque dimanche sans gueule de bois est une victoire, je ne me suis jamais trouvée aussi belle que depuis que je ne bois plus, adieu les cernes, le teint brouillé, les yeux secs. Sans alcool, le dimanche c’est pancakes maison et smoothie et non pas hamburger et frites industriels, j’imagine que ça participe aussi à avoir meilleure mine 🙂 Une nouvelle vie.

Au départ, j’avais vraiment dans l’idée de ne plus jamais boire. Je suis assez radicale comme fille. La demi-mesure, très peu pour moi. Puis, j’ai commencé à être agacée par les blogueuses sobres qui expliquaient qu’il ne fallait plus jamais boire une goutte d’alcool, parce que l’alcool c’est le diable, l’une d’elles disait même que les challenges un mois sans alcool de type 1000 hours dry ou Dry january ne servaient à rien. Je trouvais ce discours vraiment intolérant, comme ces vegans (je suis moi-même vegan, rappelons-le) qui refusent de s’attabler avec des mangeurs de viande… Je comprends qu’on refuse l’alcool à tout jamais mais c’est personnel comme démarche, ce n’est pas parce que toi tu ne bois plus que tout le monde doit t’imiter. Je sais bien que certains alcooliques ne peuvent et ne doivent surtout pas reboire une goutte d’alcool, j’ai déjà parlé de mon copain virtuel anglais qui est en cure, actuellement sous médicaments et suivi par un thérapeute, dans son cas, il est évident que reboire une goutte d’alcool c’est signer pour un retour au n’importe quoi, aux excès, aux gueules de bois hebdomadaires. Mais je savais que moi, Pandora, je pouvais reboire un verre de temps en temps. Je cherchais juste l’occasion de le faire. J’étais curieuse de voir l’effet que produirait l’alcool sur mon organisme, je voulais aussi me rassurer : étais-je bien capable de boire un seul verre ? Ou … était-ce possible que je sois dans le déni ?

J’en ai parlé à mon pote K. qui m’a dit « C’est peut-être mieux si tu bois une bière, non ? ». Moi je voulais boire un cocktail stylé genre Manhattan ou Sex on the beach. Mais il avait raison ce petit con. Il s’avère que le mec que je vois en ce moment a apporté une canette de Despé chez moi, c’était le bon moment. La première gorgée ne m’a rien fait, aucune émotion, aucune sensation, j’étais presque déçue. J’aime bien le goût de la Despé mais rapidement j’ai eu mal au ventre, je ne bois jamais de bulles… Je n’ai jamais bu aussi lentement de ma vie, moi qui buvais deux gin tonic à la demi heure… J’ai mis deux heures à finir cette bière. J’ai eu du mal à la finir, je l’ai fait par automatisme. Et j’ai compris les blogueuses sobres qui me fatiguent. Je savais déjà que je n’avais plus besoin de boire. Ce que je ne savais pas, c’est que je n’avais plus envie de boire non plus. Pourquoi se forcer à boire un verre pour faire comme tout le monde alors qu’on pourrait rester à l’eau minérale ? Je vois bien pourquoi je voulais absolument me prouver que je pouvais boire avec modération mais… je n’ai plus envie d’alcool. Je n’ai pas aimé avoir la tête qui tourne avec la Despé, je n’ai pas aimé avoir mal au ventre, les premières gorgées ça allait mais au bout d’un moment ça m’a dégoûtée. L’alcool et moi, je crois que c’est vraiment fini (mais je n’ai jamais de certitudes).

Contrairement aux blogueuses sobres anglo saxonnes, je pense que c’est très utile de participer à des challenges sans alcool. Parce qu’après un mois sans alcool, tu te rends compte que tu n’as plus besoin de ça dans ta vie. La première gorgée après un mois sobre te fait tourner la tête, rapidement tu constates que ce n’est pas bon pour ton corps, tout simplement. C’est l’effet que m’a fait cette Despé : ça n’apporte rien de positif à mon corps. Il faut croire que je suis moins atteinte psychologiquement que ce que je pensais. Je sais que l’alcool m’a apporté de bons souvenirs mais c’est du passé. Je suis grande, maintenant, je peux et je sais m’amuser autrement. Enchaîner les verres comme je le faisais me paraît absurde aujourd’hui. Je ne suis plus la même personne. La vie sans gueule de bois est une vie paisible. On peut avoir une vie paisible sans se faire chier, c’est ce que je découvre. Mais je n’oublie pas que c’est mon chemin à moi, c’est personnel, et je ne force personne à me suivre. Je partage mon expérience, voilà tout. Un peu de tolérance dans ce monde de putes. Nous en avons cruellement besoin !

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Mon avis sur le sirop Monin « Mojito mint »

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J’ai toujours détesté le mojito, le vrai, celui avec du rhum. C’est pourtant le cocktail préféré des français ! Moi le rhum, j’ai toujours trouvé ça super fort et super pas bon. Alors qu’un bon petit virgin mojito bien préparé, c’est super frais, c’est super agréable ! Mais ce n’est pas facile à faire… Alors quand j’ai vu que la marque Monin avait une gamme de sirop spécial « cocktails », en bonne victime du marketing/flemmarde devant l’éternel, j’ai succombé !

De prime abord, on pourrait penser que ce sirop « mojito mint », c’est du foutage de gueule complet. Pourquoi ? Parce que c’est du sucre, de l’eau et de l’arôme naturel de menthe, point. Pourtant, c’est un produit qui vous permettra d’obtenir un vrai mojito sans alcool délicieux en un tour de main. Parce qu’on croit que faire un cocktail, c’est facile, mais non non non. Les experts dans ce domaine s’appellent des mixologistes et si ce terme paraît un peu pompeux, il s’agit bien de savoir mixer divers éléments avec brio. Le sirop Monin « Mojito mint » permet de se la raconter sans être un expert !

Pour la recette, je n’ai pas respecté les conseils de la marque au dos de la bouteille. Je voulais un vrai cocktail sans alcool, pas un thé glacé je ne sais quoi…

Pour chaque verre de virgin mojito :

Un citron vert coupé en quatre

Une dizaine de feuilles de menthe fraîche

De la glace pilée

Deux bouchons de sirop « Mojito mint » (se servir du bouchon de la bouteille comme doseur)

De la limonade (certains mettent de l’eau gazeuse mais croyez-moi, c’est moins bon)

Dans un verre à mojito (si vous en avez sinon verre à limonade), écrasez le citron vert avec les feuilles de menthe grâce à l’aide d’un mortier/pilon (si vous n’en avez pas, on peut utiliser le manche d’un fouet par exemple, ou n’importe quoi d’autre qui fera le job), ajoutez deux bouchons de sirop et mélanger. Ajoutez la glace pilée jusqu’à la moitié du verre au moins. Si vous n’avez pas de glace pilée, mettez des glaçons, ce sera déjà pas si mal ! Il ne vous reste qu’à compléter avec de la limonade de qualité (par pitié, pas de Sprite, choisissez une vraie limonade artisanale de type Lorina), de mélanger encore une fois, et voilà, c’est prêt !

Évidemment, si vous avez un shaker, c’est encore plus facile ! Le sirop « mojito mint » permet de doser parfaitement le sucre tout en ayant ce goût caractéristique de menthe. Pas besoin d’écraser les feuilles de menthe pendant de longues minutes, c’est quand même un sacré gain de temps… Pas besoin non plus de réfléchir aux grammes de sucre de canne etc.

En terme de calories, deux bouchons de sirop = 56 calories. Pour la limonade, on est sur 60 calories la portion de 200ml, ça vous fait donc un cocktail mojito sans alcool à environ 116 calories (parce que la menthe et le citron vert, ce n’est pas ça qui fout tout en l’air!). C’est très honnête !

En résumé, je vous conseille vivement cet achat ! J’ai opté pour la bouteille de 33cl qui m’a coûté quelque chose comme 2,50€.

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Au secours, j’ai envie de boire un verre, je fais comment ?

L’autre jour, une lectrice me demandait des conseils quand elle se retrouve dans la fâcheuse situation où elle a envie de boire. Quand on se sert de l’alcool comme « tampon émotionnel », il est difficile d’être confronté aux premières fois où on ressent les choses pour de vrai, sans pouvoir les masquer…

Toutes les occasions étaient bonnes pour se servir un petit verre : après une journée difficile au travail, quand on vient d’apprendre une mauvaise nouvelle, quand on s’ennuie, quand on est dans l’attente, la liste est très longue. Il faut pouvoir remédier à ça sans alcool et c’est bien le plus dur !

J’ai lu ici et là des conseils pour éradiquer une crise, boire un thé au citron, prendre un bain chaud ou sortir faire un tour. Cela ne fonctionne pas avec moi. Quand j’ai envie de boire, je n’ai pas du tout envie d’un thé, encore moins au citron, ce que je veux c’est un gin tonic, et tout de suite ! Le bain chaud, le temps de le faire couler, j’ai le temps de réfléchir au fait que j’ai envie d’un gin tonic, mauvais plan. Quant à sortir faire un tour… un Carrefour City est à deux pas de chez moi, c’est là encore une idée pourrie, je pourrais malencontreusement acheter une bouteille de vodka, juste pour voir…

Les conseils que je vais vous donner ne fonctionneront peut-être pas pour vous, ou peut-être que si. En ce qui me concerne, quand je suis en état de crise, il faut que j’agisse très vite, il faut que je n’ai même pas le temps de réfléchir au fait que j’aimerais boire un verre que le problème n’existe déjà plus. C’est une urgence. Ni plus ni moins. Même si je ne suis pas alcoolique ou malade, mon cerveau est très puissant et l’idée c’est de lui dire de fermer sa grande gueule, merci bien. Il faut pouvoir le faire n’importe où, n’importe quand…

Premier conseil : respirez ! Quand on est en état de crise émotionnelle, on a le cœur qui bat la chamade, on est anxieux, stressé. Il faut vite reprendre le contrôle de notre souffle. Pour ça, c’est très simple, on s’isole où on peut (perso si je suis chez moi, je fais ça allongée dans mon lit en fermant les yeux), on inspire fort par le nez, on bloque sa respiration deux ou trois secondes, puis on expire par la bouche très fort. Il faut que ce soit exagéré. On fait ça deux ou trois fois, en général ça suffit pour reprendre le contrôle, relâcher la tension, être dans le moment présent, se sentir vivant et apaisé.

Si cette technique marche sur vous, je vous conseille vivement la méditation au quotidien, et si vous ne savez pas comment faire, il y a des apps pour ça. Petit Bambou est très bien pour commencer, je suis très fan de Aura aussi (en anglais). Même si la méditation vous paraît une activité lente ou inutile ou impossible pour vous, je vous jure que vous n’en retirerez que des bénéfices. Le premier étant d’être ancré dans l’instant présent. Méditer c’est entrer en soi maintenant sans penser au passé ou au futur, c’est sentir son corps vivant, lui accorder un moment de repos, le remercier. C’est lâcher prise ! Tout le monde peut le faire et c’est gratuit 🙂

Deuxième conseil : avoir toujours sur soi un flacon d’huile d’essentielle de Camomille Romaine. C’est petit, ça ne prend pas de place, on peut l’emporter partout avec soi, il suffit d’inhaler trois ou quatre fois à fond au-dessus du flacon et voilà, magique ! Pourquoi la Camomille Romaine ? Vous vous souvenez des tisanes à la camomille chez mamie ? C’est pareil mais en beaucoup plus concentré ! Cette HE vous permettra de calmer vos angoisses et même de trouver le sommeil (je l’utilise comme somnifère naturel, c’est génial!). On peut même en donner aux enfants qui font des crises de nerf, en cas de crise d’urticaire ou de choc émotionnel, c’est une HE un peu onéreuse mais elle vous sauvera la vie (je recommande fortement la Compagnie des Sens qui font des HE de qualité et bio de surcroît, dont l’éthique n’est plus à prouver, je ne suis pas sponsorisée du tout, quand j’aime, je le crie haut et fort, voilà tout!). Pour acheter le flacon de 2,5 ml à 14,90€, cliquez ici 🙂

Troisième conseil : faire une liste de gratitude. Pas par écrit. En période de crise, on n’a pas le temps de se poser pour écrire. On remercie à voix haute toutes les choses positives dans notre vie pour focaliser son attention sur autre chose que ce foutu gin tonic. Chez moi, cette liste donne ( par exemple) « Je suis heureuse d’être en bonne santé, je remercie le toît au-dessus de ma tête pour la sécurité qu’il m’apporte, je remercie les pâtes al dente de ce midi, la caissière pour son sourire chez Leclerc, le coucher de soleil d’être si beau, la mer qui apaise mes angoisses, mon lit de me permettre de me reposer, mes chats d’exister, merci à mes pieds de me porter tous les jours, merci à la glace Magnum vegan aux amandes, à mes amis qui m’acceptent telle que je suis, merci à la vie, ma vie, parce que la chance que j’avais d’exister telle que je suis, moi, Pandora, était d’une sur quatre milliards, je suis un miracle, merci d’être un miracle».

J’espère vous avoir aidé avec ces trois conseils (cumulables, évidemment!). N ‘hésitez pas à mettre un petit commentaire si ça vous a aidé (ou si vous avez d’autres astuces ^^)

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Blackout queen à la retraite

Pas une goutte d’alcool depuis deux mois ou soixante jours. Déjà ! Je ne peux pas dire que l’alcool m’a manqué. Il m’est arrivé d’être un peu down mais je n’ai pas succombé à l’appel du gin tonic. Au contraire, j’ai repris le sport, j’ai décidé de manger sainement, je suis en pleine métamorphose ! Hier je discutais avec un pote qui me disait « Tu es devenue une vraie sainte ! ». Il ne faut pas exagérer non plus mais j’étais tout le contraire d’une sainte quand je buvais…

Je suis une blackout queen à la retraite. Quand je buvais en société, c’était toujours jusqu’au fameux trou noir. Le lendemain, on me demandait « Tu te rappelles quand tu as fait/dit ça ? ». Je ne savais pas du tout de quoi ils parlaient. Ce qui est étrange c’est qu’apparemment, alors que j’étais en plein coma éveillé, mon entourage pensait que je « gérais » la situation. Je ne sais pas par quel miracle (ou malédiction….) mon entourage pouvait croire que j’étais en pleine possession de mes moyens… Bon, en même temps, eux ils partaient en premier, moi j’étais encore là à trois heures du mat’ à faire la teuf avec de nouveaux amis dont je découvrais le visage le lendemain dans mon téléphone. C’est fou le nombre de selfies qu’on peut prendre quand on est ivre… (c’est fou de penser que je n’ai jamais perdu mon téléphone).

Souvent je me souviens de bribes de conversation ou plutôt de certains mots, d’éclats de rire sur un sujet flou ou de gestes, de la façon dont telle personne était habillée, d’une chanson qui passe, mais je n’arrive pas à former une timeline cohérente. Une fois j’ai repris conscience parce qu’un homme était en train de me chevaucher. Je dis une fois mais ce n’est pas une fois, je mens, pardon.

Je me suis réveillée plusieurs fois je ne sais où avec des types dont je ne connaissais pas le prénom dans des appartements inconnus, en plein remake de la vieille pub cultissime « Alors… heureuse ? ». Une fois je me suis retrouvée en banlieue à Vincennes, je ne trouvais pas de station de métro, j’avais la gueule de bois, mon collant était filé, Uber n’existait pas encore, au secours. En marchant dans les rues désertes le dimanche matin, je me suis souvenue que le banlieusard m’avait léché les orteils, c’était ça qui m’avait réveillée d’un coup d’un seul. Voir ce type déjà dégarni à même pas trente ans me SUCER le gros orteil, ce fut le coup de grâce, j’avais fui prétextant je ne sais quelle réunion dominicale… (je suis comme Blanche Gardin, les chauves vraiment c’est pas possible- mais elle est avec Louis Ck maintenant alors le pire est sans doute à craindre de mon côté).

Puisque je tiens à être honnête, je peux le dire : il y a au moins une dizaine d’hommes avec lesquels je n’aurais absolument jamais couché si je n’avais pas été sous l’emprise de l’alcool. Sobre, je sais faire les bons choix. Heureusement, je suis casanière, j’aimais bien boire seule chez moi, ce qui restreint la possibilité de catastrophes. En revanche, quand il m’arrivait d’aller dans un bar…je devenais cette fille cool et sympa qui flirte facilement, je me faisais des « amis » en très peu de temps (soupirs).

Je me souviens des premiers verres, inoffensifs. Les premiers baisers, ça oui. Mais le reste… à chaque fois je demandais en tremblant si on avait couché ensemble puis tout de suite après si on s’était protégé. On ne le dira jamais assez mais le consentement est un concept très flou quand l’alcool entre en jeu. Je considère que je suis responsable à 100% de ma vie et de mes actions, je ne cherche pas à accuser qui que ce soit. Mais c’est curieux d’apprendre que ces types me faisaient des compliments le lendemain alors que je ne me souvenais de rien. Est-il possible de ne pas être nulle dans un lit alors qu’on n’est pas physiquement présente ? (ou c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas ? Même au bord du coma?).

C’est curieux, pour ne pas dire effrayant. Comment ces hommes qui partageaient un moment intime avec moi pouvaient ne pas VOIR que je n’étais pas vraiment là ? Je crois que j’ai la réponse : ils étaient ivres eux aussi ! Qui se ressemble s’assemble…

Quand j’ai décidé d’arrêter l’alcool, j’en ai profité pour changer de numéro de téléphone. C’est la meilleure solution pour commencer une nouvelle vie. Je ne compte pas m’excuser de bannir des personnes de ma vie, je suis heureuse de m’être enfin réveillée et de renoncer à tous ces drames inutiles, à ces relations qui n’en sont pas, à tout ce qui m’empêchait d’évoluer positivement.

Je ne sais pas si je renonce pour toujours à l’alcool, je crois pouvoir apprendre à boire un verre avec plaisir et dans de bonnes conditions. Mais je n’en suis pas du tout là, chaque chose en son temps. Pour le moment, j’apprends à me passer d’alcool dans la vie sociale. Ça se passe plutôt bien mais j’ai en revanche refumé quelques cigarettes, n’importe quoi ! J’apprends aussi à ne pas boire un verre seule chez moi quand je suis triste ou à l’inverse quand je suis folle de joie. À la place je bois de la bière sans alcool ou des virgin cocktails (pas toujours réussi, là encore j’ai beaucoup à apprendre !). Je suis sur un chemin passionnant où je n’ai aucune certitude. J’avance en toute humilité 🙂

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Quand la bouteille de gin te fait de l’œil…

Paris. La bouteille de gin dans le placard et les Grim dans le frigo, c’est ce que j’ai laissé la dernière fois. Le gin est de loin mon alcool préféré, pas n’importe quel gin, ma préférence va au Bombay Sapphire. J’aimais aussi boire du Tanqueray (pour faire comme Amy Winehouse, oui : je sais). J’ouvre la bouteille de Bombay et je suis surprise : ça sent divinement bon, une odeur raffinée, faite de plantes et d’épices, on en mangerait ! Moi qui espérais que ça pue, dommage. Je la referme aussitôt, le Bombay et moi c’est de l’histoire ancienne. C’est vrai que cette bouteille bleue turquoise (et non saphir) est très élégante, pour autant je n’oublie pas notre dernière rencontre qui s’est soldée par du vomi dans le lavabo parce que je n’avais pas réussi à atteindre les toilettes. Puis, vaseuse, j’avais peiné à nettoyer le dit lavabo avec de la javel sous le regard accusateur des chats. La Grim, je la laisse végéter dans le frigo, c’est très bien comme ça, de toute façon je n’ai jamais vraiment aimé la bière. Avant j’aurais bu seule, tranquille, un petit verre pour me féliciter d’avoir survécu à la foule de la gare, puis deux, sans doute trois avant de m’endormir encore habillée dans le canapé… Maintenant ? Je suis allée m’acheter un pot de glace au chocolat et j’ai tout mangé, calmement mais sûrement:)

J’annonce à tout le monde que je ne bois plus, à chaque fois la même stupéfaction, « Mais-enfin-Pandora-t’as-jamais-été-alcoolique ! ». Non, je sais bien, j’ai quand même le droit d’arrêter parce que les gueules de bois j’aime pas ou …. ? Quand tu parles de gueule de bois, tout le monde comprend soudainement. Peu importe ton rapport à l’alcool, la gueule de bois, on sait ce que ça veut dire, on sait à quel point c’est douloureux ; et répétitif, parce qu’on dit « Plus jamais ! » et le week-end suivant on se retrouve dans le même état comateux.

Toujours cette incompréhension, comment j’ai pu quitter Paris, moi la « pure parisienne » ? Heureusement M. me comprend, elle est Normande, elle vit et travaille à Paris parce qu’il y a tout à Paris, pas le choix, elle me dit « Maintenant que je suis célibataire, je me demande pourquoi je reste encore là… ». Comme moi, elle aime la mer, les rues désertes et les gens qui se foutent éperdument de tes fringues et de ton CV. Je remarque que seuls ceux qui ne sont pas nés à Paris comprennent pourquoi je suis partie, les « purs parisiens » comme moi, rien à faire, ils me prennent pour une hérétique.

J’adore être une hérétique. Je ne compte pas arrêter. J’ai hâte de voir la gueule de mon entourage quand je vais sortir le Champomy pour mon anniversaire. Adieu, veuve Clicquot ! Tu coûtais trop cher et ton étiquette orange était moche en plus. Je n’ai même plus de flûtes parce que, l’une de mes passions dans la vie c’est de casser les verres, je passe ma vie à en racheter. La dernière fois, ivre, j’avais renversé les flûtes KONUNGSLIG sur la table, elles avaient poursuivi leur chute inexorable et j’avais bien difficilement balayé les bris de verre sur le sol. Le lendemain j’avais marché sur du verre oublié, il y avait du sang partout, c’était charmant. Et on ose encore me demander pourquoi j’ai arrêté l’alcool…

« Non »

Pendant très longtemps j’ai eu à cœur de faire plaisir à tout le monde. Ma famille, mes amis, mes ex, mais aussi des dates non concluants à qui j’écrivais que je n’avais pas eu le coup de foudre mais merci pour le bon moment ! La fille sympa. Toujours là pour répondre aux appels des amies désespérées (je n’avais que ça!). Tu viens d’apprendre que ton ex a une nouvelle copine ? Heureusement Pandora est là pour écouter tes jérémiades pendant non pas une ni deux mais TROIS heures non stop, à me demander à quel moment je pourrais lui faire remarquer que… elle aussi a un nouveau mec donc où est le problème ? J’étais fatiguée, ça prend beaucoup d’énergie d’écouter et rassurer les autres, surtout quand on est sensible comme moi. Je ne prends pas ça à la légère, je veux vraiment écouter et comprendre et être là.

Quand j’avais besoin de mes amis, et c’est rare que je demande de l’aide, ils n’étaient tout simplement pas là. Et je pense que je suis responsable de cette situation : à force de montrer que je suis cette personne toujours disponible, personne ne se doute qu’il m’arrive d’avoir besoin moi aussi de m’épancher. Je sais qu’il existe au fond de moi un petit troll qui veut se sentir indispensable pour les autres, sans doute mon ego, cet enfoiré. J’ai appris à faire taire mon ego, à être ma priorité puisqu’il s’agit tout de même de ma vie… ça paraît évident mais j’étais tellement dans une routine merdique que j’avais oublié l’essentiel : moi.

Aujourd’hui, une amie m’a demandé si je pouvais l’aider à rédiger une critique de film et j’ai dit « non ». Je n’ai même pas dit « non, je suis désolée ». J’ai dit « non, je n’ai pas vu le film, je ne connais pas le sujet, je pense que c’est à toi de l’écrire ». Ce matin, un mec de Tinder me recontacte via Insta et me dit qu’il est rentré à Paris, j’ai dit que j’avais changé de numéro de téléphone (vrai) et changé de vie (encore vrai) et que je ne voyais pas l’intérêt de le revoir. Quand il m’a demandé « Why ? », j’ai menti, j’ai dit que j’étais en couple. Non pas parce que je n’assume pas, juste parce que c’est le genre de mec habitué à tout avoir, toute autre excuse aurait été inutile, il m’aurait pourchassée. Je me fous complètement de ce qu’on peut penser de moi, je choisis d’être la personne que je n’ai pas envie de décevoir. Pour le reste, je fais de mon mieux … On peut considérer que je suis devenue égoïste, très bien, si tu veux, mais c’est ta perception, pas la mienne.

Je découvre le pouvoir de dire « non ». La joie ressentie quand j’annonce « Non merci pas de bière pour moi, je ne bois pas d’alcool ». Le bonheur d’oser dire « Non, ce soir je ne sors pas, je reste dans mon canap’ avec les chats ». Le phénomène est quelque peu addictif « Non, le poste que vous proposez ne correspond pas à mes attentes, mais merci d’avoir pensé à moi ». Ou « J’ai passé un très bon moment, mais non je ne souhaite pas te revoir ». « Non, je ne participe pas à la cagnotte de Glandue, je ne la connais même pas ! ». « Non, je n’ai pas d’enfants et je n’en veux pas » (je ne dis pas que je préfère les chats mais je le pense très fort ^^).

Non. Non. Non. Nooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooon:)

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Un fantôme

Je marchais dans la rue en direction du supermarché, je me faisais la liste des courses dans la tête, pour ne rien oublier. Surtout penser à acheter la pâtée pour les chats. Le soleil brillait, je portais mes lunettes de luxe et je me la jouais fashion week, ok, je l’avoue, je roulais un peu du cul. Parce que je ne fais même pas 1.60 m (presque!) mais moi aussi j’ai le droit de me la péter, moi aussi je veux défiler et le bitume est mon catwalk, pourquoi pas ? Bref, j’étais heureuse de vivre.

C’est à cet instant que j’ai croisé un fantôme. J’ai vu un petit blond aux yeux bleus un peu bouffi qui me rappelait quelqu’un et j’ai compris : c’était lui. Malgré les quinze kilos de plus, j’arrivais encore à le reconnaître. Un ex, appelons-le Eric, Rico pour les intimes. Triste vision que ce Rico dans un t-shirt couleur corail mais pas le corail qui est revenu à la mode, plutôt un corail Décathlon, c’est-à-dire légèrement fluo. Avec un short qui se passe de commentaire. Mais le pire ce n’était pas sa tenue, c’était son visage, il était complètement bouffi, boursouflé, comme si une guêpe l’avait piqué sur la totalité du visage. Il était rouge, il avait des rides maintenant, pas juste aux coins des yeux, et j’ai cru percevoir qu’il commençait à perdre ses cheveux. Il avait le visage d’un type qui a bu toute sa vie.

Lorsque j’ai rencontré Rico j’étais jeune et naïve, je n’avais aucune expérience et je me prenais pour Mère Teresa. Je crois que je me sentais coupable d’avoir eu une enfance idéale, une famille aimante ; j’avais besoin de rendre un peu ce qui m’avait été donné, je perdais une énergie folle à vouloir sauver des types comme Rico. Son père était alcoolique, sa mère aussi, c’était dans leur ADN. La précarité aussi, jamais de vacances, aucun loisir, son enfance n’avait pas été rose. J’étais restée un an avec lui, il m’en avait fait voir de toutes les couleurs, très peu de rose, plutôt du noir, plus noir que noir est-ce une couleur ? Il frappait chez moi complètement ivre en pleine nuit, il me trompait avec des filles moches, il racontait n’importe quoi, il me faisait honte….Une fois il était monté sur le toit, je me souviens avoir eu une pulsion, je m’étais vue le pousser dans le vide, c’est dire à quel point Rico me foutait la rage. Je ne pensais jamais le revoir…

Je ne crois pas au hasard. Je décide d’arrêter de boire pour avoir une vie meilleure, pour bien vieillir, pour être en accord avec mon idéal, et je croise ce fantôme qui continue d’être sur une pente glissante, il a grossi, il est en mauvaise santé, il porte un t-shirt corail fluo (il a toujours eu un look de merde en fait), il n’a pas changé. Moi oui, mais mentalement. Par politesse j’ai pris son numéro de téléphone, il voulait prendre un verre ce soir, j’ai décliné poliment et il m’a dit « Oh mais je sais que tu ne m’appelleras pas ! ». Nous sommes en 2019, les gens ne s’appellent plus, mais ce n’est pas le problème. J’ai effacé son numéro en rentrant chez moi parce que je sais poser des limites maintenant. Le passé est très bien là où il est : hors de ma vie actuelle.

Autrement dit : thank you, next !

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