Deux ans sans gueule de bois !

Le 13 juin 2019, après une soirée débauche (je vous passe les détails), je me suis réveillée avec un mal de crâne infernal et j’ai pris une décision : plus jamais je n’aurai une seule gueule de bois, stop, la fête est finie. Au-delà de 30 ans, la gueule de bois n’est tout simplement pas gérable, et c’est pire à 40 (et sans doute encore pire à 50 mais je ne le saurais jamais). J’avais commencé le sport quatre ans auparavant lorsque j’avais arrêté de fumer, il était temps d’être cohérente. Quel est l’intérêt de faire du sport si tu bois comme un trou tous les week-ends ?

Bien sûr, on ne devrait jamais commencer à boire mais d’une part la société nous y pousse dès le plus jeune âge, les industriels de l’alcool dépensent des sommes astronomiques pour rendre les jeunes accro (en Suisse c’est l’équivalent de 38 millions d’euros chaque année), d’autre part quand on est introvertie comme moi, l’alcool est une aubaine, il permet de supporter les autres, d’avoir une vie sociale, d’être acceptée par le groupe, de se sentir « normale ». Je n’ai jamais aimé le goût de l’alcool, j’aimais pouvoir parler sans rougir, j’aimais pouvoir être drôle, avoir de la répartie, oser aller vers les garçons, je crois que j’aimais être quelqu’un d’autre. Comme beaucoup de personnes sobres, j’ai craint les rencontres, je me sentais incapable d’avoir un rendez-vous avec un homme et en même temps j’avais envie de me faire peur. Au début ça a été catastrophique, je n’osais pas trop m’affirmer, je prenais un panaché ou deux, prétextant que je ne buvais pas trop, je voulais sans doute m’épargner des réflexions. Je me souviens qu’en septembre 2020 j’ai bu des verres de cidre face à la mer avec un charmant garçon, je suis rentrée à moitié ivre mais sans la gueule de bois le lendemain. Je n’ai pas été sobre à 100% pendant deux ans mais je n’ai jamais eu de gueule de bois, j’ai rempli le contrat que j’avais signé avec moi-même.

Je dirai qu’en deux ans, j’ai bu quelques panachés, quelques cidres, quelques bières légères, deux margaritas quand j’étais à New York, mais le 26 mars j’ai passé une journée difficile et j’ai eu envie de boire et je me suis dit « Assume mais fais les choses bien ». Il fallait limiter les dégâts, j’ai acheté une flask de vodka bas-de-gamme (je n’avais pas le choix) et du jus de cranberry (et une glace pour me réconforter après). Avant, je faisais beaucoup ça le vendredi soir mais avec une bouteille de 70cl et quand je n’avais plus de soft je pressais des oranges à 2h du mat’ pour finir la vodka, c’était pathétique… Je n’ai pas bu les 20cl de la flask puisque j’ai jeté mon dernier verre plein dans l’évier, j’ai dansé comme une folle et chanté trop fort (mais les voisins n’ont rien dit, je ne chante pas si faux semble t-il), j’ai appelé mon frère pour lui dire que ça n’allait pas, je me suis réveillée le lendemain sans gueule de bois mais pas en grande forme non plus.

J’ai compris un truc que j’aurais dû comprendre des années auparavant : quand je suis triste, il faut que je bouge pour évacuer. Et faire du fitness ne sert à rien, il faut que je danse et que je chante en même temps, c’est ça mon exutoire, faire la choré de Oops I did it again en m’imaginant dans une combi rouge en latex ! Mon remède à la tristesse c’est me prendre pour Britney Spears dans à peu près n’importe laquelle de ces vidéos (mais je ne connais pas toutes les chorés). Je crois qu’à force d’avoir été bercée aux comédies romantiques où l’héroïne finit toujours par être triste en buvant trop d’alcool et en mangeant n’importe quoi, j’ai fini par être endoctrinée. Si toutes ces scènes de femmes qui boivent à cause d’un homme n’existaient pas, aurais-je l’idée de picoler seule dans mon lit ? Je ne pense pas. C’est bien de l’endoctrinement. Les comédies romantiques nous font aussi croire que le Prince Charmant et la fidélité ça existe alors que statistiquement… c’est très rare, surtout en France (lire l’étude édifiante à ce sujet, la femme Sagittaire trompe plus que les autres, sachez-le).

Je n’ai jamais été dépendante physiquement de l’alcool, je n’ai jamais été en manque par exemple. Je ne suis pas malade. Pour autant, je n’allais pas bien et mon but était clairement de m’anesthésier pour éviter de penser à des sujets fâcheux comme le harcèlement sexuel que j’ai subi au travail, je n’arrivais pas à en parler. Alors je buvais jusqu’à m’endormir comme une masse. Au lieu de boire comme un trou, j’ai changé de vie, j’ai quitté mon taf, mon mec, et même Paris pour aller vivre à la mer (j’ai retrouvé la raison depuis et je suis rentrée à Paris^^), j’ai pris le temps de réaliser un rêve de gosse, j’ai voyagé, et surtout j’ai vu des psys puis j’ai arrêté une fois que j’ai compris ce qui n’allait pas. Au lieu de me prendre pour Wonder woman à faire la psy gratuite avec tout mon entourage, il fallait que je m’occupe de moi et que je n’hésite pas à demander de l’aide. C’était simple, finalement !

En revanche, j’ai été addict aux Xanax et aux somnifères pendant un an et je me suis sevrée en « oubliant » mes comprimés avant de partir au Népal, ce fut horrible, cauchemars, délires, hurlements, sueurs froides puis chaudes… mais efficace (ne faites pas comme moi, on peut en crever, j’ai eu de la chance). Aujourd’hui je ne prends jamais de médicaments, même pas de l’aspirine, je préfère souffrir, parce que je me connais et je sais que c’est un danger, pour moi le Xanax c’est des Smarties… L’été dernier j’ai été opérée de l’appendicite, on m’a mise sous Tramadol, j’étais aux anges (soupirs). De retour chez moi j’ai eu mal mais j’ai pris un seul comprimé d’aspirine par jour pendant trois jours et j’ai donné les autres à une asso. Pour l’alcool, je sais que je pourrais consommer avec modération mais ce n’est pas ce que je souhaite non plus. Puisque je n’aime pas le goût de l’alcool, quel est l’intérêt de la modération ? Il n’y en a pas. Je préfère m’abstenir, mon choix est de ne pas boire une seule goutte, pour ma santé, pour être en cohérence avec mes autres choix de vie. Peut-être serais-je tentée de boire un Bellini à Venise avec ma mère (c’était notre truc avant le Covid), je ne sais pas si je le ferais, j’essaierai toujours de demander une version sans alcool. D’autant que pour prendre l’exemple du Bellini, ce que j’aime c’est le nectar de pêches blanches, et je peux remplacer le champagne par sa version sans alcool, ça ne m’enlève rien, au contraire, j’y gagne ! Mais si je buvais un verre, je ne considérerais pas ça comme un échec non plus, je peux me permettre d’être souple, j’ai cette chance.

L’ivresse me manque parfois, je le confesse, mais il y a tant d’autres façons d’être ivre, un très beau film peut me faire le même effet, une chanson émouvante, le regard rempli d’amour de mes chats, un magnifique coucher de soleil, une partie de jambes en l’air exaltante, un succès professionnel, une bonne nouvelle. Tout est là, à notre portée, je crois que plus que l’abstinence, ce qu’il faut changer quand on arrête de boire de l’alcool, c’est le regard qu’on a sur le monde. Ne plus boire c’est avoir le courage de vivre sans artifices, sans excuses quand on fait des erreurs, ne plus boire d’alcool c’est avoir l’audace d’être pleinement soi. C’est prendre la responsabilité de sa vie, ne plus se cacher, c’est peut-être l’un des plus beaux cadeaux qu’on peut se faire. Par ailleurs, j’ai remarqué que s’il y a deux ans on me demandait pourquoi je ne buvais pas, aujourd’hui on me dit « Je suis impressionné, j’aimerais pouvoir faire comme toi ». Les mentalités changent doucement, je reste persuadée que dans dix ans boire de l’alcool sera considéré comme un truc de gros beauf !

Mon avis sur le thé glacé pétillant Détox de UMÀ

Umà est une marque de boissons sans alcool créée par Paul et Simon en 2015. En créant Umà, ils souhaitent proposer des boissons artisanales qui ont du goût et qui pourraient être une alternative valable aux sodas industriels et standardisés du marché. La bière et le vin ont fait leur révolution avec l’émergence de jeunes marques audacieuses ; pourquoi pas les boissons sans alcool ?

Umà est donc focalisée sur la qualité et le goût mais aussi la simplicité des ingrédients, des recettes 100% naturelles, bio, sans colorants, sans conservateurs, sans arômes artificiels. Que du bon ! Reste un mystère pour moi : pourquoi la marque s’appelle Umà ? Aucune idée mais c’est joli je trouve.

Quand je suis tombée sur cette marque que je ne connaissais pas du tout chez Monop, je n’ai pas hésité une seule seconde, je dois dire que je n’ai même pas regardé le prix. J’ai vu l’étiquette colorée, j’ai lu les ingrédients, j’ai pris direct ! « Détox » tombait à pic, je venais d’engloutir quelques grilled cheese sandwiches (hum). Mais Détox, c’est quoi exactement ? C’est une infusion aux saveurs subtiles et originales, réalisée à partir d’infusion de fleurs de bourrache, de curcuma et de noix de kola. C’est naturel, il n’y a pas de sucre ajouté et c’est fait ici en France.

Je ne vais pas faire durer le suspens plus longtemps, j’ai adoré cette boisson Détox qui me donne envie de tester le reste de la gamme (Thé Noir, Thé Vert, Limonade, Rooïbos, Cola etc). C’est frais, légèrement pétillant, ça a un vrai bon goût, le sucre est léger et c’est désaltérant. Le goût m’a fait penser au Liptonic, j’adorais cette boisson mais elle était trop sucrée et le thé Lipton bon bah c’est pas du vrai thé, disons-le. Avec Détox j’ai la version haut-de-gamme du Liptonic de mon enfance, sincèrement ça n’a pas de prix, merci Paul et Simon ! D’autant que niveau calories on est sur du très bon puisque la bouteille contient à peine 40 calories pour 25cl. Une bouteille contient 50mg de caféine naturelle extraite de la noix de kola soit l’équivalent d’un café allongé. Moi qui déteste le goût du café, voilà une belle alternative pour bien commencer ma journée.

Je vous conseille vivement de tester cette boisson Détox et je vous présenterai bientôt le reste de la gamme, j’espère vous avoir donné envie d’essayer Umà.

Nom : Détox de Umà, 2,50€ chez Monoprix

Calories : 40 pour une bouteille de 25cl

Amour sans alcool

Les Alcooliques Anonymes préconisent de ne pas avoir de relations (ni sexuelle, ni sentimentale) la première année de sobriété. Si le conseil peut sembler un peu difficile à avaler, je crois qu’il n’est pas anodin. Il est rare d’avoir une seule addiction… L’abus d’alcool va souvent de pair avec un mauvais choix dans le reste de sa vie et les relations en font bien souvent partie, combien de personnes alcooliques sont aussi dépendantes affectives et/ou sexuelles ? Je n’ai pas les chiffres mais je sais que les deux sont liés. Il est conseillé d’attendre d’être vraiment guéri pour commencer à « relationner », l’abstinence peut permettre de faire un état des lieux de sa vie sentimentale/sexuelle. Ces dernières années j’ai pratiqué l’abstinence au moins la moitié de l’année et j’en ai toujours retiré beaucoup de bénéfices (rétrospectivement).

Quand j’ai décidé de ne plus jamais avoir de gueule de bois, je voulais aussi ne plus jamais avoir de plan cul. Comme je l’ai déjà écrit sur ce blog maintes et maintes fois, ivre j’étais cette fille libérée convaincue que le sexe sans lendemain était un choix, une façon de s’empower ou je ne sais quelle connerie alors qu’en fait j’étais juste en manque d’affection. J’ai tenu quelques mois sans sexe puis j’ai choisi un mec sur Tinder en lui expliquant en toute transparence ma situation, j’en ai parlé ici. Puis j’ai eu des amants à qui j’expliquais que je ne buvais plus, j’ai été tentée par l’un deux qui avait apporté une bouteille de champagne, j’avais bu deux verres, trouvé ça dégueulasse, ça m’a rappelé pourquoi je ne buvais plus en quelque sorte. Sobre, j’ai découvert que je pouvais avoir une sexualité encore plus intense puisque je savais ce que je faisais (ça paraît bête haha). Je ne sais pas trop comment je faisais pour boire autant et avoir une vie sexuelle, j’ai envie de prendre dans mes bras cette fille que j’ai été et lui dire que ça va s’arranger. Je ne comprends pas pourquoi c’est normalisé à ce point de boire de l’alcool à un premier rendez-vous, comme si on ne pouvait pas faire quelque chose de plus intéressant ? Je ne sais pas moi, se promener dans un bois, aller voir une expo, se faire un tea time avec des scones, participer à un cours de cuisine ? C’est sans doute parce que le dating game s’est américanisé, il y a dix ans lorsque tu rencontrais un homme sur un site de rencontre, ça voulait dire que tu essayais d’avoir une histoire, aujourd’hui, tant que tu n’as pas eu la « conversation », personne n’est vraiment en couple, chacun est libre.

J’ai rencontré quelqu’un il y a peu de temps et je ne suis pas tentée du tout lorsqu’il boit un verre de vin pendant le repas (bon, il faut dire que moi j’étais plus « gin tonic » que « vin rouge »), il respecte le fait que je refuse de boire, il m’admire pour ça ! Évidemment je préférerais être avec quelqu’un qui ne boit pas d’alcool, qui est vegan aussi etc mais tant qu’il est bienveillant et respectueux, le reste je crois que ce n’est pas si grave. Et puis je dois dire que je m’interroge sur celles et ceux qui décident d’arrêter l’alcool alors qu’ils sont déjà en couple, ça ne doit pas être facile non plus à gérer. Un ami me disait qu’il s’était rendu compte que son divorce lui avait permis d’être sobre alors qu’avant il replongeait tout le temps, notamment parce que sa femme lui disait « Si tu m’aimais, tu ne boirais pas », il se sentait coupable, bref c’était un cercle vicieux. En rompant ce cercle vicieux il est arrivé à deux ans d’abstinence pour la première fois de sa vie, après avoir bu de ses 12 ans à ses 40 ans. Je crois que l’arrêt de l’alcool peut finalement être la chance de quitter quelqu’un qui n’est pas bon pour soi, le « méchant » n’est pas toujours celui qu’on croit ! Finalement, ne plus boire c’est se recentrer sur soi, sur ses besoins, sur ces rêves qu’on avait et qui ont été enfouis à cause de l’alcool. Et si le but n’est pas l’abstinence totale pour tout le monde, je crois que se poser les bonnes questions sur sa consommation ne peut faire de mal à personne, surtout en cette période de réouverture des terrasses…

p.s : le témoignage (en anglais) d’un homme qui a respecté la règle du 1 an sans relations ici

The Virtues : la brillante série anglaise dont le héros est malade alcoolique

« Joseph, alcoolique et dépressif, décide de renouer avec sa sœur qu’il n’a pas revue depuis trente ans. S’inspirant de sa propre histoire, Shane Meadows (« This is England ») explore avec gravité les thèmes de la vengeance et du pardon. Une formidable odyssée intime doublement primée à Série Mania – Grand Prix et Prix d’interprétation masculine (Stephen Graham) »

Il est des séries qu’on aime tellement qu’il nous est presque impossible d’en parler, c’est ce qui s’est passé avec The Virtues dont j’ai évoqué la découverte à mon frère, je lui ai juste dit « Je t’en prie, regarde-là et reviens vers moi après pour qu’on en parle ». Mon frère ne suit absolument jamais mes conseils, pourtant un jour il m’a appelé et il m’a dit « J’ai adoré cette série, les anglais sont vraiment forts pour nous faire rire et nous mettre la larme à l’œil en même temps, et la musique… ! ».

Je pourrais m’arrêter là mais je vais essayer de vous convaincre aussi parce que c’est tout de même le but de ce petit billet. Ce que j’ai aimé dans cette série au-delà de l’écriture, des acteurs qui sont tous exceptionnels et qui nous ressemblent (contrairement aux séries américaines où ils sont tous beaux comme des mannequins), de la bande-son dont parlait mon frère (PJ Harvey, Lisa Hannigan, Laura Gibson..), c’est son personnage principal, Joseph qui est malade, perdu, et à qui on a envie d’ouvrir nos bras. Il y a très peu de représentations de malades alcooliques réalistes dans les productions cinématographiques, c’est souvent un jeune qui fait trop la teuf ou un vieux type violent qui hurle… Joseph est, comme beaucoup de malades, hanté par un trauma dont il n’a pas encore conscience, il sait que quelque chose ne « tourne pas rond », il a mal à sa vie sans savoir ce qu’il faut faire pour se remettre sur le droit chemin, et c’est sa quête de vérité dont nous sommes les spectateurs. On ne boit jamais sans raison, derrière la terrible maladie qu’est l’alcoolisme, il y a l’anxiété, la dépression, les secrets de famille, l’isolement, le désespoir…

Durant les quatre épisodes de cette mini-série, nous suivons Joseph vers ce qui va le libérer, c’est à la fois beau, brut, intime, intense, émouvant, et la fin est exceptionnelle, ce qui ne gâche rien. Je ne veux pas trop en dire parce qu’il vaut mieux découvrir la série que d’en lire un résumé qui en dévoilerait trop. Il découle plein de pistes de réflexion sur des sujets tels que la famille, l’enfance, les addictions, la quête de l’identité, la vengeance et le pardon. Si vous pensez que ce sont des sujets trop lourds, sachez que je suis très sensible et je suis obligée de me préserver (genre je ne pourrais jamais regarder Irréversible de Gaspard Noé à cause de la scène de viol dans un parking), ici c’est filmé sans voyeurisme et surtout je tiens à le dire : ça se termine bien, il y a un propos. On n’est pas sur une série qui va vous donner envie d’ouvrir la bouteille de vodka, au contraire ! On est sur une série qui vous redonnera foi en l’humanité. Et qui vous rappellera si vous l’aviez oublié que l’amour est un peu la réponse à toutes les questions. Et que l’Irlande, c’est vachement beau.

C’est en ligne du 14 mai au 11 août 2021 sur Arte, cliquez sur le lien:)

P.S : je ne vous mets pas le lien du trailer parce qu’il montre trop de l’intrigue !

Mon avis sur la bière sans alcool Brooklyn special effects « hoppy lager »

Il faut croire qu’il y a une demande de plus en plus forte de boissons sans alcool parce qu’on trouve de nouvelles références un peu partout, même chez Nicolas, c’est dire (j’en parlerai dans un autre post). C’est encore chez Monop que j’ai trouvé cette bière sans alcool dont j’ai tout de suite aimé le visuel et le nom bien sûr, quand je vois écrit Brooklyn me revoilà nostalgique d’un temps non si lointain où je prenais l’avion !

La Special Effects est une American Amber Lager, autrement dit une bière blonde houblonnée. Sa méthode de fermentation est unique : au lieu d’éliminer l’alcool après fermentation comme c’est souvent le cas pour les bières sans alcool, Brooklyn utilise une levure légère et une composition de malt qui ne produit pas beaucoup d’alcool (technique du dry-hopping d’après ce que j’ai compris mais si je raconte n’importe quoi vous avez le droit de vous plaindre en com haha). Mais pour quoi faire me direz-vous ? Pour permettre le développement de saveurs des bières traditionnelles. Pour ne pas avoir l’impression de boire une bière « sans ». Et ça marche !

L’odeur est discrète mais plaisante avec une base sucrée (mais pas trop) et tropicale et un peu de malt en arrière-plan. On trouve un soupçon d’herbes qui apporte une sensation de fraîcheur. En bouche, elle est très agréable, assez dense. Elle ne ressemble pas vraiment à une bière blonde, au départ, elle est douce et fruitée avec un goût de litchi et d’orange caramélisée. Puis la saveur malt caramel se ressent à la fin de chaque gorgée, avec très peu d’amertume, ce qui en fait à mon sens une excellente bière. Je n’aime pas l’amertume (je n’aime pas la bière à la base, il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis), en revanche, pour les puristes, elle manque d’amertume, justement… Pour ma part, j’en rachèterai quand il fera beau parce qu’elle désaltère comme on aime et n’est pas très calorique, ce qui ne gâche rien 🙂 J’apprécie particulièrement les bières qui se vendent à l’unité parce que je vis seule et un pack de six à tendance à rester là pendant des mois. Merci Monoprix pour cette jolie découverte.

Nom : Brooklyn Special Effects Hoppy Lager alcohol free 0,4%

Prix : environ 2€ la bouteille à l’unité

Calories :102 calories pour la bouteille de 35,5 cl

Le retour des terrasses

Dans une semaine jour pour jour, on nous promet un semblant de retour à ce qu’on appelle désormais « la vie d’avant ». Les restaurants vont rouvrir et avec eux les terrasses. Je me sens un peu seule quand je dis autour de moi que le 19 mai c’est au musée que je vais m’empresser de retourner. Pour la plupart de ceux à qui je pose la question, ce sont les restaurants qui manquent, et boire des verres en terrasse (on m’a aussi dit « me bourrer la gueule !!! »). Depuis le premier confinement l’année dernière, la consommation d’alcool a augmenté de 11% et ce serait encore pire pour le tabac. J’avais pour habitude de boire toute seule à la maison, pourtant je n’ai pas pensé à boire, sans doute parce que j’ai compris pourquoi je buvais. Cela dit, j’ai eu un peu plus de difficultés à gérer mon rapport à la nourriture et au début j’ai détesté faire du sport chez moi, le tapis de course à la salle me manquait tellement ! Aujourd’hui je trouverais idiot de dépenser autant d’argent pour un abonnement en salle de sport, et en même temps, c’est aussi un lieu qui permet de faire des rencontres, à méditer !

Même si ma préférence va aux musées, je dois dire que j’ai moi aussi envie de boire un bon mocktail (cocktail sans alcool) avec le retour des beaux jours, comme beaucoup d’entre nous, j’ai passé une année 2020 épouvantable, je ressens un grand besoin de communiquer et de voir de nouvelles têtes ! A Paris, on a la chance de pouvoir bénéficier d’une offre sans alcool un peu plus étendue qu’en province où le virgin mojito se révèle souvent comme seule option. Mais je n’ai pas envie d’être accompagnée d’amis buveurs parce que je n’ai pas envie de tenter le diable non plus. Il y a un dicton que j’aime beaucoup dans les cercles « sobres », c’est « Tu veux savoir qui sont tes amis ? Deviens sobre ! ». En effet, on se retrouve souvent confronté.e.s à un mur, on se sent seul.e.s, au début. Aujourd’hui, grâce à Sober Grid, l’application qui permet aux personnes sobres de créer du lien, je me sens moins seule, mais à Paris je ne connais personne avec qui boire un verre sans alcool. Sober Grid c’est super mais la plupart des personnes avec qui je communique vivent aux Etats-Unis… D’où l’intérêt de ce post : si toi aussi tu as envie de boire un verre avec quelqu’un qui ne boit plus, contacte-moi sur Insta @adieugueuledebois ou écris un commentaire, j’ai pour projet de réunir des personnes sobres à Paris, parce que l’union fait la force !

Pandora 🎈

L’une des plus belles terrasses de Paris : l’Apicius dans le 8ème

Mon avis sur la bière sans alcool Peroni Libera 0.0%

Alors que je me promenais dans les allées du Monop la bière Peroni sans alcool m’a fait de l’oeil pour plusieurs raisons : j’ai bien aimé la sobriété du packaging, plutôt élégant pour une bière, je ne connaissais pas du tout cette marque et je dirais même que je me suis fait la réflexion suivante « Mais… ils font de la bière en Italie ? ». Il faut croire que je suis inculte parce que la bière (avec alcool) Peroni Nastro Azzurro est la bière italienne la plus vendue dans le monde, depuis 2016 elle appartient au groupe Asahi qui se classe tout de même 7ème au rang mondial en termes de ventes en volume avec une part de marché de 3%.

La Peroni Libera n’est pas censée être sa version sans alcool, son goût est très différent du best seller d’après les puristes. Si elle ne sent pas super bon, j’ai été agréablement surprise à la dégustation de cette Libera qui a une jolie couleur dorée pâle et dont la saveur citron se fait sentir tout de suite, ce sera un breuvage parfait pour les beaux jours. D’après un ami venu la déguster chez moi, « Elle a le goût d’une vraie bière » (une lager, en l’occurrence). C’est vrai qu’on peut apprécier l’effervescence caractéristique d’une bière et son goût peu sucré, c’est un argument marketing puisque écrit sur le pack « 70 calories la bouteille de 330ml ». C’est un autre élément appréciable. Globalement je dirais que c’est une bière sans alcool qui peut plaire à ceux qui n’aiment pas la bière parce qu’elle n’est pas forte en goût, elle n’est pas trop amère, ce qui peut en décourager certains, elle est « passe-partout » si j’ose dire.

Chez Monoprix les 6 bouteilles de 330ml sont vendues 5,90€ ce que je trouve correct, on est à mon sens sur de la bière sans alcool qui fait illusion, on n’aura aucun mal à la faire goûter à nos amis qui seront surpris, on est sur autre chose que ces bières sans alcool certes moins chères et très populaires (comme la Tourtel Twist par exemple) qui sont très sucrées et peu appréciées des véritables amateurs de bières. De plus, le packaging ressemble vraiment à celui d’une bière, on ne dirait pas du Champomy version bière (attention j’adore le Champomy mais vous voyez ce que je veux dire, ça fait « adulte » et « sérieux », on n’aura pas « honte » de mettre cette bière sur la table!).

Si vous l’avez goûtée, dites-moi ce que vous en pensez 🙂

Un an après…

Je suis si sereine plus d’un an après avoir pris cette belle décision. Arrêter de boire de l’alcool dans une société qui fait tout pour qu’on consomme jour après jour sans jamais se poser de questions. L’alcool, ce fléau pour la santé mentale des femmes, aujourd’hui on le sait, pourtant on n’en parle pas trop… C’est l’image populaire de la mère de famille épuisée qui, après avoir couché les gosses, se sert un petit verre de vin. J’ai une copine qui faisait ça tous les soirs sans se considérer comme alcoolique pour autant, jusqu’au jour où il n’y a plus eu de vin et elle a commencé à paniquer, tout était fermé, comment allait-elle faire ?

Je crois qu’il y a définitivement plusieurs alcoolismes, pas une seule définition, et que tous sont néfastes pour les femmes qui sont déjà les proies des hommes dans l’espace public. L’autre jour je me faisais la réflexion que si je n’avais pas commencé l’alcool, j’aurais subi moins de sifflements, moins d’attouchements dans les bars, que j’aurais subi moins d’emmerdes ! Ivres on ne se rend compte de rien, on laisse faire… Et puis on pense que c’est de notre faute, c’est ce que tout le monde pense de la fille ivre qui a subi un viol, elle n’avait pas à boire ! Comme si boire signifiait qu’on consent à un rapport, c’est absurde mais les clichés sont tenaces… L’alcool nous rend vulnérables alors que nous sommes déjà vulnérables.

Depuis que je ne bois plus, moi qui suis introvertie et hypersensible (la double peine, diront certains), j’ose m’affirmer. Maintenant je dis que je ne bois pas d’alcool, lors d’un date je prends une bière sans alcool, je ne bois plus de panaché, je ne veux plus « faire plaisir », pardonnez ma vulgarité mais j’en ai rien à foutre de ce que pensent les autres, je suis ma ligne de conduite, je ne m’excuse pas d’avoir arrêté de boire, je ne m’excuse plus de rien. J’ai remarqué qu’avec mon attitude super badass, personne ne me demande pourquoi je ne bois plus. Et si on me le demandait, je dirais tout simplement qu’avant je buvais puis j’ai arrêté parce que je suis trop vieille pour les gueules de bois, ce qui n’est pas faux. Je compte être une belle petite vieille en bonne santé !

L’autre jour, j’étais à Etretat, il faisait beau, j’étais en charmante compagnie, j’ai bu une excellente bière sans alcool, la Jupiler 0,0% qui a été élue meilleure bière sans alcool en 2018 (je ne retrouve plus le lien !). J’étais heureuse, bêtement heureuse, un large sourire sur le visage, je savourais chaque gorgée de ce doux breuvage. Avant, je faisais tout vite, maintenant je prends mon temps. C’est ça que l’arrêt de l’alcool a provoqué en moi. J’ai bu lentement, j’ai regardé les mouettes voler, j’ai regardé le ciel bleu et les rayons du soleil qui le traversaient et en silence j’ai pensé que j’étais fière de moi, fière d’être capable d’apprécier la lenteur de ces moments, moi qui dans une ancienne vie était une « femme pressée » (référence à Noir Désir, oui). Quand j’ai des moments down, je me rappelle que j’ai mille raisons d’être fière de moi, la première c’est ma sobriété. Sur Instagram, j’ai lu « I was lost, I found alcohol. I lost alcohol, I found myself ». Je crois que cette phrase résume bien mon parcours. Et sans doute celui de beaucoup de femmes. J’en profite pour remercier celles qui m’écrivent, qui me font part de leur témoignage, qui se livrent à moi comme je le fais ici sur mon blog. Vos messages me prouvent que j’ai bien fait, il y a un peu plus d’un an, d’entamer la conversation sur le sujet. Merci à toutes !

Processed with MOLDIV

Mon avis sur la bière Desperados sans alcool Virgin 0,0%

C’est la bonne nouvelle de ce déconfinement : la Despé sans alcool, ça y est, ça existe ! J’ai toujours apprécié cette bière aromatisée parce que c’était un bon compromis entre une bière et un cocktail avec de l’alcool fort. En plus j’aimais beaucoup la tequila même si elle me le rendait très très mal. Comme le dirait Ted Mosby « Kids, don’t drink tequila ».

Je me réjouis de la commercialisation de cette version sans alcool pour plusieurs raisons. Niveau packaging, on retrouve exactement les mêmes codes couleurs que la Despé classique, ce qui est toujours un bon point lorsqu’on boit en société. Si la bouteille sans alcool ressemble à celle avec alcool, disons-le clairement : on se noiera plus facilement dans la foule, on ne nous fera donc aucune réflexion et on passera une bonne soirée ! J’espère qu’elle incitera les plus jeunes à tenter la sobriété…Si la Despé classique est une bière qui contient de la téquila, cette version sans alcool est une bière aromatisée aux agrumes et aux zestes de citron, le goût est vraiment là, rien à dire, c’est bluffant. C’est rafraichissant comme une Despé, sans l’ivresse.

En terme d’ingrédients, sans surprise, il y a pas mal de sucre, comme la Despé classique. Si vous êtes au régime, buvez autre chose. Si vous aimez vous faire plaisir de temps en temps, cette version sans alcool est pour vous, elle affiche environ 100 calories pour la bouteille de 33cl (comptez tout de même un peu plus de 13 grammes de sucre). Même sans alcool, l’idée c’est de consommer cette « bière plaisir » avec modération (je parle surtout pour moi, vous faites bien ce que vous voulez, mais vous serez prévenus!).

Pour le tarif, sachez qu’elle est vendue également par bouteilles de 3 pour un peu plus de 3 euros, je crois que j’ai payé 3,20€ chez Auchan. C’est 1 euro de moins que la Despé avec alcool, ou comment faire des économies en étant sobre héhé Il y a tout de même une nouvelle un peu amère, c’est Heineken qui commercialise la Despé, je ne le savais pas, le groupe possède pas mal de marques comme Amstel (j’adore leur version sans alcool goûtée à Amsterdam). La politique commerciale de Heineken en Afrique étant abjecte, je m’abstiendrais pour ma part de racheter cette Despé et me dirigerai vers des produits plus artisanaux dont je parlerai bientôt sur le blog:)

Nom : Desperados Virgin 0,0% alcool

Tarif : 3,29€ les 3 bouteilles de 33 cl chez Monoprix

Calories : environ 106 calories par bouteille de 33 cl

« Alcool, l’intoxication globale »

Pendant le confinement, j’ai beaucoup pensé aux alcooliques et plus généralement aux personnes dépendantes. Sur Instagram, j’ai constaté que plusieurs des personnes que je suivais avaient cédé à une bière puis deux puis trois, des mois de sobriété effacées, le compteur remis à zéro, à cause d’un foutu virus mondial. De mon côté, j’ai bu deux bières début avril, je suis allée les acheter et je les ai bu des jours plus tard, pas les deux en même temps. Avant, si j’achetais de l’alcool, c’était pour le boire juste après et jusqu’à ce qu’il n’y en ai plus. Je suis fière d’avoir changé mon état d’esprit mais surtout d’avoir un rapport sain à l’alcool. Je ne suis plus du tout intéressée par me bourrer la gueule, je ne comprends même pas ce qui m’attirait là-dedans. J’ai parlé avec une copine (^^) qui elle aussi s’est autorisée une bière pendant le confinement et nous en sommes arrivées à la même conclusion : en fait, boire, même une bière, ça n’a pas grand intérêt. De temps en temps je tente une bière presque comme si j’espérais aimer ça comme avant mais tout me prouve que je peux rester sobre tout le temps. Je m’intéresse à nouveau aux bières sans alcool, d’autant qu’il y en a pas mal de nouvelles, un bon moyen de refaire vivre ce blog par ailleurs !

Hier soir, j’ai regardé une grande enquête intitulée « Alcool : l’intoxication globale »sur Arte (en replay jusqu’au 9 août 2020). Je me suis souvenue que je buvais le vendredi soir comme une récompense au stress de la semaine, c’est vrai que très peu de gens boivent par plaisir. C’est souvent pour se calmer, et c’est effectivement ce que je faisais, je déposais mon manteau dans l’entrée, je me dirigeais vers la cuisine pour prendre de l’alcool (plutôt du gin ou de la vodka dans mon cas), j’enlevais mes chaussures et je m’allongeais dans le canapé, enfin chez moi, loin des problèmes de travail. A chaque fois que mon téléphone professionnel recevait une notification, je buvais un verre de plus, pour oublier (je recevais des mails jusqu’à 4h du matin parce que je travaillais pour une entreprise américaine). L’alcool est une drogue, une drogue légale. Le reportage montre comment les gouvernements et le marketing nous poussent à penser que « boire, c’est cool » pour nous faire consommer toujours plus d’alcool. On y voit des personnes dire face caméra que « Les gens créatifs ne boivent pas de l’eau », que «Le vin, c’est la joie de vivre, c’est aimer faire l’amour », on apprend qu’en Afrique, la bière brune est censée augmenter les performances sexuelles, d’où le succès de la Guinness là-bas.

Le pire dans ce reportage, c’est de loin la politique commerciale de Heineken en Afrique Ils embauchent des « ambassadrices » pour inciter les hommes à boire dans les bars, mais pas seulement. Si le client veut coucher avec elles, pas de problème. Jusqu’où iront les marques pour vendre leur alcool ?  Ces jeunes femmes sont incitées à se prostituer et même formées (!!), souvent victimes de violences sexuelles, et personne ne semble s’en émouvoir puisque c’est en Afrique. Pour en apprendre davantage, lire l’article « Quand Heineken ne tient pas ses promesses de vertu en Afrique ». Plus jamais je ne donnerai un centime à Heineken, et je n’hésiterai pas à relayer ces informations à l’oral auprès de tout ceux que je connais. Ce sera peut-être une goutte d’eau mais ce sera toujours mieux que rien !

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J’ai appris que la consommation excessive d’alcool pouvait causer des œdèmes osseux, c’est fou, même les os ! Il y a le témoignage d’une alcoolique en rémission qui explique la perversité de l’alcool « festif » et un ancien gérant de bar qui pense à tous ceux qu’il a incité à boire parce que c’était son travail. Un journaliste à la retraite explique à juste titre que la dépression et la consommation d’alcool sont liés, arrêter de boire ne rend pas forcément la vie plus belle, il faut traiter la dépression ensuite, c’est un long chemin… Aujourd’hui les experts sont incapables d’expliquer pourquoi certaines personnes peuvent boire deux verres et s’arrêter et d’autres boire jusqu’à frôler le coma éthylique. Contrairement aux idées reçues, cela n’aurait rien à voir avec la personnalité de chacun mais à nos neurones…

Chaque année 3 millions de personnes dans le monde meurent des suites de la consommation d’alcool, c’est une personne toutes les dix secondes. Cela représente plus que le nombre de morts causés par la criminalité, les accidents de la route et la consommation de drogue illégale réunis. La prochaine fois qu’on me dit « Allez… juste un gin tonic, ça vaaaa », j’attendrais un peu pour répondre et je dirai « Pendant mon silence une personne est morte à cause d’un seul verre donc non merci ».