J’ai (re) testé le sober sex et c’était … [insérer un superlatif] (Part 2)

Je l’ai déjà écrit dans la part 1, faire du sexe sans être un peu alcoolisée était l’une de mes grosses angoisses (parce que le sexe c’est important, voyez). On peut dire que ma nouvelle vie sexuelle sans alcool n’a pas super bien commencé comme vous l’avez peut-être lu mais… Toutes les mauvaises choses ont (aussi) une fin ! Le bad sex est enfin derrière moi, maintenant nous sommes en automne et c’est ma saison préférée. Pourquoi ? Parce que les feuilles qui tombent, parce que les couleurs jaune-orangées, parce que les bains chauds alors qu’il pleut dehors, parce que les plaids sont de sortie, parce que le chocolat chaud maison avec une tonne de pumpkin pie spice dedans, parce que j’adore les grandes écharpes (alors que je fais même pas 1m60, imaginez…). Parce que HALLOWEEN ! HALLOWEEN ! (et après y’a NOEL, NOEL!!!). Oups, je m’égare…

Je vais peut-être commencer par ce qui me chagrinait. Ne pas pouvoir boire un verre pour me détendre lors d’une soirée qui (on le sait) va se terminer en partie de jambes en l’air. Trinquer avec son verre d’Oasis, c’est pas mega sexy. Ça fait tout de suite « femme-enfant » alors que rappelons-le, je ne suis pas bien grande… Je n’aime pas l’eau gazeuse, je déteste les sodas, payer mille euros un jus d’orange pressé (quoi ? Je suis de Marseille, vous trouvez?), très peu pour moi. J’adore le diabolo grenadine mais comment être prise au sérieux en buvant un tel breuvage, je vous le demande ? Et je me suis souvenue d’un commentaire d’Amélie sur l’un de mes billets. Elle disait qu’elle aime bien boire du panaché. Ma mère m’a dit qu’elle buvait un petit panaché de temps à autre quand elle était enceinte de moi, parce que je suis née l’été, c’était la canicule et seul le panaché la désaltérait. Le panaché c’est un mélange de limonade et de bière mais surtout ça tourne à 1,2%. Légalement, ce n’est pas de l’alcool. En France, une boisson est considérée sans alcool jusqu’à 1,2%. Lors de cette première soirée sexe avec ce charmant personnage, j’ai donc opté pour un Panaché alors qu’il buvait je ne sais plus quelle bière… Et c’était trop bien d’avoir la petite sensation d’être un peu éméchée, enfin pas vraiment éméchée mais je suis montée un peu vite et c’est redescendu tout aussi vite. Avec un seul panaché, oui, oui. C’est ce qui arrive quand tu arrêtes de boire ! Je n’ai pas bu de deuxième panaché, juste un. Ce qui prouve que je suis capable de boire un seul verre par ailleurs. Check.

On dit que la première fois entre deux personnes qui ne se connaissent pas vraiment, c’est souvent pas génial. Je dois dire que j’ai la chance d’avoir eu quasiment que des premières fois au top mais… Je ne savais pas trop à quoi m’en tenir. Et ce fut tout simplement exceptionnel ! Parce que c’est quelqu’un avec qui ça matche dès le départ, en fait l’alcool n’a rien à voir avec le bon ou mauvais sexe, soit ça fait des étincelles direct soit tu préférerais encore être devant un programme indigent sur M6 ou TF1…

Ça s’est tellement bien passé que j’ai eu d’autres expériences avec d’autres hommes depuis (que voulez-vous, moi l’été je ne fais rien, en revanche l’automne je renais…). Aujourd’hui je me demande comment je faisais pour baiser au bord du coma éthylique. C’est tellement mieux de savoir ce que tu fais, d’être réceptive à fond à ce que l’autre te fait, d’être en communion. Avant j’avais la nausée, j’étais pas vraiment présente, parfois il m’arrivait de m’endormir en plein acte (je n’en suis pas fière mais c’est arrivé et pas une seule fois…). Avant on pouvait croire que je fermais les yeux de plaisir mais pas du tout j’étais à la ramasse, sur le point de faire un black out. Je trouve ça tellement drôle maintenant que c’est derrière moi. Je me souviens d’un plan cul qui m’avait dit « Tu t’es endormie en pleine phrase alors que j’étais au-dessus de toi, tu ne t’en souviens pas ? ». Mmmmm comment te dire que pas du tout ? Le malaise…

J’avais besoin de boire de l’alcool pour être à l’aise, quelle tristesse. Normal, ma vie était tellement routinière et je ne suis tellement pas faite pour ça… Je m’évadais avec l’alcool (c’est ce que je croyais, du moins). J’ai le sentiment que ma vraie personnalité ressort depuis que je ne me cache plus derrière l’ivresse. Je me sens bien dans mon corps et dans ma vie, je n’ai plus besoin de rien pour faire face au quotidien, je vis la vie de mes rêves (ok si je gagnais la cagnotte Euromillions, je ne cracherais pas dessus mais… l’argent fait-il le bonheur ? Vous avez quatre heures…). Il me reste les bons souvenirs, les merveilleux cocktails au Ritz un soir de janvier dans le salon Hemingway, le sexe endiablé qui s’en est suivi… Beaucoup de bons souvenirs aussi avec ce foutu alcool, j’ai écrit des trucs pas trop mal complètement bourrée aussi… Ce chapitre est fermé 🙂 Autre chose : je ne peux plus simuler maintenant, ce chapitre aussi il est mort de chez mort. Je ne peux plus faire semblant ! Je suis condamnée à trouver de bons amants. Condamnée ! Et pour tout vous dire maintenant j’assume boire du ice tea à un date, parce que le panaché en fait bah j’aime pas ça !  La suite au prochain épisode (ou pas parce que bon ça va, c’est pas un blog de cul oh!).

IMG-6270

Publicités

7 commentaires sur “J’ai (re) testé le sober sex et c’était … [insérer un superlatif] (Part 2)

  1. L’alcool semble avoir été la réponse à beaucoup de tes angoisses. Une très mauvaise réponse, certainement. Il reste à en trouver cependant une meilleure, car supprimer le médicament, aussi inefficace ou dangereux soi-il, ne supprime pas la maladie qu’il était censé combattre..
    « Je suis condamnée à trouver de bons amants. » : La formulation même de cette phrase montre à quel point l’idée qu’elle exprime est encore une angoisse à tes yeux – alors qu’à la base, c’est une idée qui n’a rien d’angoissant. Déjà, il ne faut pas nécessairement juger que le problème vienne des amants, d’autant plus que je crois me souvenir que tu as avoué toi-même avoir gâché certaines histoires en ne voulant pas revoir des hommes avec qui tu avais passé une nuit somme toute prometteuse.
    Quand la même chose arrive sans arrêt, et se répète à l’infini, ce n’est pas la faute des autres, c’est toujours la sienne propre.
    Les amants sont comme l’alcool : ils grisent, mais ils ne font pas de miracle. Un rapport sexuel est quelque qui se décide à deux, et qui doit refléter deux envies communes. Il est évident que dès lors qu’une de ces deux personnes est dans un mauvais trip, quelle qu’en soit la raison, ça ne donnera rien de très intéressant, même si le ou la partenaire est expert(e) dans l’art de démarrer à la manivelle les moteurs grippés. 🙂
    Quand on est très jeune, toute expérience est bonne à prendre, il y a toujours quelque chose à découvrir dans un plan d’un soir, et peut-être même plus volontiers chez soi-même que chez l’autre. Moi-même, je ne m’en suis pas privé pendant de longues années, même si je n’avais nullement besoin d’alcool pour cela. Mais il vient un âge où, après avoir vécu une grande variété de choses, on sait ce qu’on aime, on sait ce qu’on veut, on sait aussi pour quelle type de vie sentimentale et sexuelle on est vraiment fait – ce qui n’est pas toujours en accord avec nos aspirations, d’ailleurs. Le mauvais point de l’histoire, c’est que plus on vieillit, plus on devient difficile, alors que précisément, physiquement, avec les premières marques de l’âge, on peut de moins en moins se montrer difficile…
    Toi, tu as une chance, tu es à un âge idéal, celui où l’on commence à avoir de la bouteille (sans jeu de mots), mais où on est au summum de ses charmes. C’est le moment où il faut commencer à trier, ne pas se fier aux impulsions, ne pas se forcer pour ceci ou pour cela, ne pas sauter sur une opportunité simplement parce qu’elle se présente. Quand on joue au Loto, on tire très rarement les bons numéros. Dans la vie, c’est pareil. Le hasard est un assez mauvais conseiller. 🙂
    Tu as désiré changer ton rapport avec l’alcool sans véritablement changer de vie, mais je pense que c’est une erreur, car c’est la vie que tu mènes qui t’a amenée à l’alcool, et qui est encore susceptible de t’y ramener un jour. Dans un premier temps, il faut vraiment tout changer, car l’ivresse que te procurait l’alcool, tu peux toujours la retrouver dans autre chose – tout ce qui procure du plaisir, en fait – et c’est ce rapport-là avec l’ivresse que tu dois changer. La soif, tu la garderas longtemps chevillée au corps, même quand il n’y aura plus une seule bouteille chez toi. C’est cette dépendance à la fonction apaisante de l’alcool qui te fait voir ta sobriété nouvelle comme une forme de condamnation à l’excellence… Preuve qu’il y a encore du boulot. 😉
    Bref, tu as fait un bon tiers du chemin en supprimant la boisson. Mais lors des deux prochains tiers, il faudra aussi supprimer la soif. Ce sera le plus dur, mais si tu y parviens, tu n’auras vraiment plus aucune chance de replonger dans une addiction quelconque. 😉

    J'aime

    1. Dès la première phrase, tu émets un jugement et ça continue pendant un long pavé…Je pense que tu n’es pas malveillant à la base mais relis-toi, tu te rendras compte que non seulement tu es dans le jugement mais tu me fais la morale et en plus le propos est super négatif… Quand je dis que je suis « condamnée à trouver de bons amants », c’est de l’humour. C’est important l’humour, surtout quand on parle d’un sujet aussi peu léger que l’alcool… Quant à dire que c’est de ma faute si je n’ai pas voulu revoir un homme avec qui j’avais passé une nuit prometteuse ou que c’est un pattern chez moi… En fait je fais ce que je veux de ma sexualité, je suis libre et je la vis très bien et surtout je ne juge jamais celle des autres, chacun fait ce qu’il veut de son cul je crois.

      « Quand on est très jeune, toute expérience est bonne à prendre, il y a toujours quelque chose à découvrir dans un plan d’un soir, et peut-être même plus volontiers chez soi-même que chez l’autre. Moi-même, je ne m’en suis pas privé pendant de longues années, même si je n’avais nullement besoin d’alcool pour cela. Mais il vient un âge où, après avoir vécu une grande variété de choses, on sait ce qu’on aime, on sait ce qu’on veut, on sait aussi pour quelle type de vie sentimentale et sexuelle on est vraiment fait – ce qui n’est pas toujours en accord avec nos aspirations, d’ailleurs. Le mauvais point de l’histoire, c’est que plus on vieillit, plus on devient difficile, alors que précisément, physiquement, avec les premières marques de l’âge, on peut de moins en moins se montrer difficile… ». Sans vouloir à mon tour faire de la psychologie de comptoir, je ressens que c’est toi qui a un problème avec le fait de vieillir ! Par ailleurs, tu ne me connais pas, tu ne sais pas quel âge j’ai, si ça se trouve je suis plus vieille que toi 😉

      Je pense que toute expérience est bonne à prendre même à 85 ans, et on a toujours à découvrir d’un plan d’un soir, encore faut-il en avoir envie…. Un plan d’un soir peut devenir un grand amour, ça m’est déjà arrivé une fois 😉 Je pense que tu n’as pas lu mon blog parce que j’ai complètement changé de vie justement. Je ne cherche pas à me justifier, je t’informe simplement que tu te trompes là encore…

      Ta dernière phrase est tellement négative qu’elle m’a fait rire aux éclats (alors que c’est dimanche et qu’il est 8h du mat’…). « Bref, tu as fait un bon tiers du chemin en supprimant la boisson. Mais lors des deux prochains tiers, il faudra aussi supprimer la soif. Ce sera le plus dur, mais si tu y parviens, tu n’auras vraiment plus aucune chance de replonger dans une addiction quelconque ».

      Mon blog est public, quiconque peut donner son opinion. Mais avant de donner son opinion, il faudrait se demander si elle est bienveillante et utile. Mon blog se veut positif sur un sujet qui est grave. Je l’ai créé pour partager mon expérience et aider les autres, pas pour qu’on vienne me/nous faire la morale et me/nous donner des conseils non-sollicités 😉 Si tu souhaites continuer cet échange, parlons-en sur Instagram. Je ne souhaite pas m’adonner à une joute verbale dont les lecteurs n’auraient sans doute que faire…

      Aimé par 2 personnes

      1. Perso, je te trouve trop gentille avec lui, à vouloir continuer à discuter… 😃
        Quand je lis la phrase selon laquelle « plus on vieillit, moins il faut être difficile », j’ai déjà cerné à quel type de personne j’ai affaire, et j’ai clairement pas envie de continuer. (Et si seulement il n’y avait que cette phrase qui m’a fait hérisser le poil, mais non…)

        Aimé par 1 personne

    2. « plus on vieillit, plus on devient difficile, alors que précisément, physiquement, avec les premières marques de l’âge, on peut de moins en moins se montrer difficile… » : Et puis quoi encore ?! Contentons-nous de ce qui se présente et soyons heureuses d’inspirer encore un peu de désir à quelqu’un ? J’ai 53 ans et je continuerai d’être exigeante !

      Aimé par 1 personne

      1. Je pense qu’il parlait de lui et de sa frustration, je te rassure. Il faut juste y voir le commentaire d’une personne aigrie, rien de plus. Il faut dire que la bêtise n’est pas attirante alors il n’a sans doute pas d’autre choix que de se contenter de ce qui s’offre à lui… (c’est-à-dire, probablement rien).

        Aimé par 1 personne

  2. Merci de ton soutien (je suis aussi de tout cœur avec toi face à ta frustrée de Facebook par ailleurs). J’ai continué sur Instagram et au contraire ce fut édifiant. A court d’arguments il a fini par me dire qu’il avait 47 ans et qu’il bloguait depuis je ne sais quelle année et qu’il avait été publié deux fois sous son nom et que j’étais bien gentille mais bon… il sait ce qu’il écrit, tu comprends, c’est moi qui suis nulle et je cite “ne comprend rien”. C’est beau la sagesse des anciens ^^

    Aimé par 1 personne

  3. « Je suis condamnée à trouver de bons amants. Condamnée !  » : Tu m’as bien fait rire ! C’est vrai que lorsqu’on n’est pas endormie sous son partenaire, on préfère qu’il se passe quelque chose de sympa 😉 #moqueuse

    Aimé par 1 personne

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s