Sobriété et célibat

Aujourd’hui je suis passée devant la couverture de Paris Match et j’ai halluciné. « L’énigme Brad Pitt. L’homme fort de Hollywood a vaincu l’alcool mais reste célibataire ». Je vous laisse apprécier le paysage. Et je précise que lorsque j’ai enregistré cette image dans mon ordinateur, elle s’appelait « brad-pitt-sexy-mais-seul ».

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Cette couv’ est agaçante. Déjà, ça sous-entend que c’est incroyable d’être célibataire quand on est considéré comme beau. Il est apparemment impensable de choisir le célibat quand on est sexy comme Brad Pitt. Comme si la beauté et le succès permettaient forcément de trouver l’amour. Mais le pire ce n’est pas ça. Le pire, c’est que personne n’a pensé à Paris Match que peut-être que justement quand on devient sobre, on n’a pas envie de s’acoquiner avec n’importe qui. Peut-être qu’on a envie de rencontrer une personne qui partage notre sobriété ou qui consomme modérément de l’alcool. Or, à Hollywood, il n’y a que ça, des gens qui boivent et qui font la fête, Brad Pitt a sans doute raison d’être seul, de se concentrer sur sa santé plutôt que de se mettre en couple avec n’importe qui juste pour ne pas être seul…

Quand on choisit la sobriété totale ou la modération, tout change dans les rapports de séduction. Lors d’un premier rencard, on boit souvent un verre de vin ou autre, pour se détendre, pour partager un moment convivial, pour se rapprocher, aussi. Quand on ne boit pas, c’est assez désagréable de sentir l’autre être grisé par le vin alors que toi tu es sobre, avec les idées claires (et le trac, parfois!). Sans alcool, on est soi-même et on voit les autres tels qu’ils sont. C’est un bon baromètre je trouve, quand un homme me dit « Tu ne bois pas ? T’es vegan et tu ne bois pas, d’accord, je vois le genre… » (le genre qui tient à sa santé et à la santé de la planète, connard!), je sais que je n’ai plus qu’à fuir au premier prétexte. Je vois tout de suite les hommes qui sont intéressés par la sobriété, ceux qui questionnent leur rapport à l’alcool, ceux qui sont admiratifs, parce que oui, c’est admirable d’être sobre dans une société qui nous encourage à consommer chaque jour davantage (pas que de l’alcool, par ailleurs).

Je suis célibataire et j’aimerais rencontrer quelqu’un qui consomme modérément de l’alcool comme moi. Ou quelqu’un de sobre à 100%. Je n’envisage pas du tout de me mettre en couple avec un mec qui a besoin d’évacuer le stress de la semaine en picolant comme un connard tous les week-ends, ou quelqu’un qui prend un verre à chaque repas, ça non plus, ça ne m’intéresserait pas du tout. Globalement, je dirais que j’aimerais rencontrer quelqu’un de sain d’esprit et de corps. Parce que je fais du sport alors un mec avec un bide de bière, bof. Ce n’est pas si facile de trouver une personne qui partage ton mode de vie et tes valeurs. Et je ne suis qu’une femme lambda, alors imaginez Brad Pitt qui est sous le feu des projecteurs…Je ne sais même pas pourquoi je me plains !

LA mauvaise idée

Vous vous souvenez quand je vous ai dit que je voulais devenir Miss Margarita ? J’étais déterminée à apprendre à fabriquer mon cocktail préféré, j’avais tout ce qu’il faut : de la tequila silver, du triple sec, du citron vert, du sel, un shaker, un robot trop bien pour faire de la glace pilée, la totale ! Un soir de décembre entre le 25 et le 31, je me suis lancée un peu par ennui et par défi, je n’avais pas spécialement envie de boire un verre, je pensais pouvoir réussir ce cocktail et immortaliser le moment pour Instagram (ambitieuse, j’étais).

Dans la réalité, que s’est-il passé ? Eh bien, déjà, j’ai trouvé des dizaines de recettes différentes, j’ai été incapable de choisir et quand j’ai jeté mon dévolu tant bien que mal sur l’une d’elle, je me suis rendue à l’évidence : je n’ai aucune idée de ce que signifie « 3cl ». Il s’avère que j’ai des élements de mesure mais américains parce que je cuisine quasi exclusivement des recettes trouvées sur des sites outre-Atlantique (qui dit « outre-Atlantique » en 2020 à part ton grand-père et moi?). Le shaker n’était d’aucune aide non plus, il n’y avait rien dessus, que dalle. Heureusement j’ai trouvé une recette qui parlait de proportions, si je me souviens bien c’était 7 parts de tequila contre 3 parts de triple sec. Persuadée d’être sortie d’affaire, j’ai sorti une cuillère à soupe pour calculer tout ça mais je me suis retrouvée avec un micro cocktail : il n’y avait rien à boire… Lasse et désormais excitée à l’idée de boire cette hypothétique margarita, j’ai fini par utiliser un verre à shooters mémorable acheté en Pologne (je vous passe les détails du voyage) pour terminer ma besogne. J’ai ajouté le glace pilée dans le shaker, parce que mon ambition était carrément de faire une frozen margarita, oui, oui ! J’étais seule dans la cuisine mais je me la suis racontée de ouf quand j’ai secoué le shaker, comme si j’avais une horde de fans devant moi. Et…je me suis retrouvée avec l’équivalent de deux margaritas et… j’étais seule. J’ai donc appelé voisin A qui boit tous les deux jours au minimum et qui est toujours partant pour passer un moment en charmante compagnie (ce ne sont pas mes mots mais les siens, il ne le sait pas mais avec voisin B on l’appelle « l’apprenti lover »).

C’était la margarita la pire de ma vie. Imbuvable, et il a fallu la finir pour ne pas gâcher. Bon, c’est pas vraiment vrai, j’ai fini parce qu’à chaque gorgée je me disais « Non mais c’est incroyable, ça ne ressemble en rien à ce que j’ai bu dans ce super resto mexican dans l’East Village… ». J’étais sidérée d’être aussi nulle en cocktails. On ne peut pas être bons partout mais tout de même… C’était limite vexant, j’avais le sentiment de boire de l’alcool à 90°, je n’avais pourtant aucune plaie à cicatriser, si ce n’est celle de mon ego mortifié. Je ne sais pas faire de margarita, ouiiiiiiiiiiin. Puis je me suis souvenue que 1 /Je n’ai jamais su faire aucun cocktail, je me suis toujours arrangée pour qu’un charmant jeune homme s’en charge 2 / être barmaid, c’est un métier, en fait. Je peux donc ajouter « barmaid » à la liste des métiers pour lesquels je n’aurais aucun talent…

Conclusion : voisin A a récupéré (décidément) mes bouteilles, et je vais boire une margarita dans un bar spécialisé dans les cocktails mardi soir. Je vous raconterai (ou pas, on verra).

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Parce que la modération est possible

J’ai publié un petit blabla en anglais sur mon Insta pour parler de ces six derniers mois de sobriété. Certes, j’ai bu un peu d’alcool, je n’ai pas été 100% sobre. Mais comme je l’ai expliqué ici et là-bas, j’ai changé en six mois. Je pense que c’est assez naturel de voir l’alcool comme un poison quand on a énormément de mauvais souvenirs, quand la dernière beuverie est floue et qu’on n’est vraiment pas fière de soi. Je ne pensais pas pouvoir boire modérément, j’avais peur de retomber dans ce truc de boire au moins trois verres et de finir en gueule de bois. Rappelons le titre de ce blog ! Je ne veux plus jamais de gueule de bois ! Alors j’avais peur, je n’avais aucune confiance en moi, j’imaginais qu’il m’était impossible de changer d’état d’esprit par rapport à l’alcool. Comme beaucoup de personnes qui arrêtent l’alcool, je voyais la modération comme impensable et même dangereuse. Et puis, il faut l’avouer, à force de lire que la modération n’était pas une option, j’ai fini par le croire. J’ai succombé à la pensée la plus populaire…

Pourtant, je fume modérément, je sais que la modération, c’est quelque chose que je peux et que je sais faire. Je ne sais même pas pourquoi je doutais de moi comme ça ! Pendant des années, dix-sept ans, si je me souviens bien, j’ai fumé un paquet de Camel par jour, parfois deux (quand j’étais ivre héhé). Je fume en vacances ou quand je vois quelqu’un qui fume et que je n’ai pas vu depuis longtemps. Je dirais que je fume tous les deux ou trois mois environ. Puis j’arrête facilement parce que je n’y pense pas, je ne sais pas comment l’expliquer autrement.

Quand j’ai publié ce blabla sur Insta, une personne sobre est venue me parler en DM, elle m’a dit « Vraiment Pandora, tu crois à la modération ? Tu es sûre de toi ? Parce que moi je ne pourrais pas, impossible ! ». Je sais que ce commentaire se voulait bienveillant mais je n’ai pas pu m’empêcher de penser « Aïe, elle parle d’elle, pas de moi ! ». Le fait que j’écrive que je suis capable d’être sobre déclenche chez elle une réaction de protection parce que POUR ELLE, la modération, ce n’est pas possible (du moins, c’est ce qu’elle croit). Ce questionnement était un reflet de ses propres limitations, pas des miennes. C’est assez classique, faites le test autour de vous, les autres expriment toujours leurs propres peurs quand il s’insurgent.

Nos croyances nous limitent. Si tu crois que l’alcool est un poison, il est probable que jamais tu ne tenteras de boire un seul verre de vin en bonne compagnie… parce que tu es persuadé.e que l’alcool, c’est le diable incarné et que succomber à un seul verre fera de toi un loser. Nos croyances forment notre réalité. Tout est question de perception !  Quand j’ai compris que j’étais en train de m’enfermer dans un raisonnement binaire avec cette idée que seule l’absence totale d’alcool dans ma vie pourrait me correspondre, j’ai vécu cette expérience comme quelque chose de très fort, de spirituel. Depuis quand, moi, Pandora, je ne peux pas faire exactement tout ce que je veux ? Je suis forte, je suis unique, je sais ce que je fais, évidemment que je peux boire un seul verre par plaisir !

Ai-je envie de me transformer en cette personne qui dit « ça c’est bien » ou « ça c’est mal ! » ? Non, chacun est libre de croire en ce qu’il veut ! Mais je ne vais pas me limiter à ce que j’entends dans les cercles sobres. Si toi tu penses que l’alcool est le diable, fais comme tu veux. Mais moi je boirai un verre de temps en temps, quand j’en ai vraiment envie parce que POUR MOI, je crois à la modération. Par rapport à ma personnalité, mon histoire, mon chemin de vie, je sais que c’est ce qui est bon POUR MOI. J’ai acheté de la tequila et du triple sec dans le but de me faire ma propre margarita et les bouteilles sont là, dans la cuisine. Je les ouvrirai quand j’aurais retrouvé mon shaker et quand j’aurais fait de la glace pilée avec mon super robot. Pour le moment, je n’en ressens aucune envie. Je ne règle plus mes problèmes avec l’alcool, voilà pourquoi. Je ne cache plus mes émotions derrière un cocktail, j’affronte ma vie. Je sais bien que ça parait simple dis comme ça et… ça l’est ! 😉

 

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Miss Margarita

Je n’avais pas bu d’alcool fort depuis presque six mois quand j’ai commandé une margarita (pas la pizza, le cocktail huhu) au bar du Public Hotel à New York. J’étais avec ma meilleure amie que je n’avais pas vu depuis sept mois, nous étions heureuses d’aller pour la première fois ensemble tout en haut d’un building pour profiter d’une vue aussi exceptionnelle. Je n’étais pas obligée de commander un cocktail mais j’en avais envie, tout simplement. Ce serait un seul cocktail, pas deux. Pas n’importe quel cocktail, celui que je préfère ! Et puis honnêtement quand on a une telle vue, comment ne pas célébrer ça ?

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On a trinqué et j’ai eu peur d’avoir la tête qui tourne tout de suite. Ce n’est pas ce qui s’est passé parce que j’ai bu lentement. J’ai apprécié chaque goutte de ce doux breuvage, il n’y a qu’aux Etats-Unis que je bois de bonnes margaritas, en France, personne ne sait les faire !! Avant, je buvais vite, je cherchais l’ivresse à tout prix. Ce soir-là, j’ai pris du plaisir à boire. C’était délicieux, j’étais à New York, c’était une occasion en or !

Le lendemain, ma meilleure amie est repartie chez elle, je me suis retrouvée seule et j’ai eu envie de boire une autre margarita, pour voir si seule, j’étais capable d’être aussi raisonnable. Je suis allée dans un resto mexicain et j’ai pris une margarita et des nachos au bar. Une inconnue est venue s’installer à côté de moi et m’a demandé si le cocktail était bon, j’ai répondu oui et elle a commandé la même chose. Nous avons trinqué. Parlé un peu. C’était la meilleure margarita de ma vie, servie par un beau jeune homme qui me faisait penser à Johnny Depp dans 21 jump street, avec cette espèce de mèche qui tombe sur le visage, de beaux cheveux bruns. Parfois, le bonheur c’est ça : prendre un verre seule dans un autre pays, un bon repas, un serveur joli à regarder, un moment suspendu, assez banal finalement mais qui restera gravé. Je n’ai même pas pensé à prendre un deuxième verre. Je suis rentrée à pied, émerveillée d’avoir encore une fois la chance de me promener dans cette ville que j’aime tant, qui fait tant partie de ma vie, pour laquelle j’ai un amour infini. J’ai super bien dormi cette nuit-là !

Depuis que je suis de retour en France, je n’ai pas envie de boire de l’alcool, pourtant en période de fêtes, c’est un sujet récurrent, les Français ne vont faire que ça, boire, tout le mois de décembre… Je l’ai écrit plein de fois ici, je n’ai jamais aimé le goût de l’alcool, je buvais de la bière pour minimiser les dégâts, parce que boire du gin ou de la vodka tous les week-ends, ça coûte cher et c’est pire encore pour le foie. Mais j’ai toujours aimé boire une margarita, c’est peut-être con mais je trouve que c’est un cocktail viril, ce n’est pas ces cocktails sucrés faits pour les femmes, il y a du sel sur le rebord du verre ! Il y a quelque chose de sexy dans une margarita, je ne sais pas trop comment l’expliquer. Le mélange de tequila et de triple sec, c’est vraiment une réussite, ils sont intelligents les Mexicains ! J’aimerais bien, de temps en temps, boire mon cocktail préféré. Alors j’ai acheté de la tequila et du triple sec, du citron vert et un jour, quand j’en aurais envie, je prendrai mon shaker et je tenterai l’aventure ! La dernière étape de l’année, c’est de savoir si je peux boire un verre, un seul, chez moi. Je pense que je vais boire une margarita le 31 parce que je ne vais évidemment pas sortir. Je veux être la fille qui ne boit pas, sauf une bonne margarita trois ou quatre fois par an. Appelez-moi « Miss Margarita » 🙂

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From dawn to dusk

Ce matin, je me suis levée à 7h, surexcitée, impossible de me rendormir. Alors, je me suis levée et je me suis dit que ce serait peut-être l’occasion de me faire un vrai chocolat chaud avec du pain et du beurre (végétal of course). Petit-déjeuner très français. Mais je n’avais pas de chocolat ni de lait de noisette (le meilleur pour faire un chocolat chaud intense). Le supermarché à côté de chez moi ouvre à 8h30, je me suis surprise à attendre l’ouverture comme un enfant le matin de Noël et… je n’étais pas seule. Autour de moi, uniquement des hommes. Ils n’avaient pas tous le même âge, le premier devait avoir la cinquantaine mais rien n’est moins sûr, l’alcoolisme, ça abîme tellement que si ça se trouve il n’avait que quarante ans, peut-être moins. Ils étaient quatre à attendre comme moi, l’un regardait le sol en faisant les cent pas, l’autre essayait de communiquer avec le troisième et le quatrième tremblait littéralement. Ils étaient tous en manque et moi j’étais là, un grand sourire sur les lèvres avec mon manteau en fausse fourrure et mes petites bottines chic, la scène avait quelque chose de cocasse.

Une fois à l’intérieur, j’ai pris les produits que je cherchais et arrivée à la caisse, j’ai complimenté la caissière qui avait un rouge à lèvres rouge vermillon qui convenait parfaitement à son teint de porcelaine (il faut toujours se complimenter entre femmes, on en a besoin!), elle s’est mise à rougir alors pour casser l’ambiance je lui ai dit à voix basse, en parlant de l’un des hommes qui passait à une caisse plus loin avec deux cannettes de 8.6 « Ils viennent tous les matins ?… ». Elle m’a expliqué que les mêmes hommes venaient tous les matins, elle a ajouté « parfois il y a des femmes aussi ». Elle disait que c’étaient toujours les mêmes, les habitués, ceux qui faisaient tourner le supermarché. J’ai demandé si elle n’exagérait pas un peu, tout de même. Elle a conclu par « Si nous ne vendions pas d’alcool, nous ferions faillite ! ». Elle était très sérieuse !

De retour à la maison, alors que les carrés de chocolat noir fondaient au fond de la casserole, je me suis demandée comment on pouvait en arriver à boire dès le matin. J’ai ajouté le lait de noisette et une pincée de cannelle parce que la cannelle c’est la vie et je me suis félicité de n’avoir jamais bu à ce point, puis en versant mon chocolat chaud dans une tasse à mon prénom, je me suis demandé ce qu’on pouvait faire pour ces gens. Puis j’ai pensé « On ne peut pas sauver tout le monde, seulement soi-même ! ». J’ai trempé ma tartine de pain grillé dans ma tasse de chocolat et j’ai dit à voix haute « Le chocolat, c’est quand même une drogue moins dangereuse ! » (facile à dire quand on n’a pas de problème d’obésité, tu me diras…).

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Tout nouveau tout beau

Ce petit billet pour vous annoncer que j’ai créé un nouveau blog finalement. J’ai écouté les conseils de Tabi, après tout, autant créer un blog gratuit sous WordPress, alors certes le nom est chelou et je ne comprends pas trop pourquoi mais voilà il existe ! (pourquoi c’est devenu si cher la version payante de WordPress, quelqu’un sait ? 48€ c’est plus ce que c’était putain!! J’ai déjà eu plusieurs blogs payants, à part le nom de domaine personnalisé, je ne comprends pas l’intérêt mais bref…)

https://pandorablack.home.blog/

Je pense continuer à écrire de temps en temps ici aussi. Je ne sais pas trop, on verra. Mais je pense que ça peut être intéressant de parler de ma vie sans alcool tout en parlant d’autres choses. Finalement ces ceux blogs sont complémentaires. Je me tâte à créer un autre blog où je ne parlerai que de mes chats aussi (non je rigole mais je suis sûre que tu m’as crue, avoue!).

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Il mériterait un blog juste pour lui mon gros Cosmo ❤

J’ai lu il y a quelques heures un article très sérieux qui relate la visite de notre cher président Emmanuel Macron chez des viticulteurs et sans surprise il a annoncé qu’il s’opposait au Dry January, cette campagne de santé publique qui propose de ne pas boire d’alcool tout le mois de janvier. Pourtant, le gouvernement s’était engagé à soutenir ce mois de janvier sans alcool (ce qui avait fait bondir les professionnels du vin). Je comprends les viticulteurs qui se réjouissent mais j’aurais aimé un discours plus nuancé… Business is business. Peu importe les 40000 morts tous les ans, l’alcool c’est trop cool, tu comprends ? Personne ne s’insurge de ce rejet du « janvier sobre » en France par ailleurs, c’est dire si notre culture est imbibée (gloups), en revanche vous trouverez pléthore d’articles anglo-saxons qui sont choqués de cette décision (ah…le lobby du vin en France…).

Il va falloir que j’écrive un billet au sujet du Dry January, j’espère que vous serez nombreux à le tenter. Après les fêtes, une detox est toujours la bienvenue et je vous jure que le Festillant est aussi bon qu’un champagne ! Perso, c’est ce qu’il y aura à ma table pour les fêtes (je n’arrête pas de leur faire de la pub alors qu’ils m’ignorent mais c’est pas grave, je ne fais pas ça pour la gloire haha).

 

Stop ou encore

Je me pose des questions quant à la suite de ce blog. Déjà, je n’ai jamais été convaincue par « Adieu, gueule de bois », c’était trop long, trop français, trop. J’aimais bien « Bye bye vodka » mais c’était trop court, trop américain, trop. Les deux noms sont réducteurs. Je ne peux pas continuer à parler de ma vie sans alcool parce que… je n’ai rien à dire ! Il s’est avéré qu’un jour, le 13 juin 2019, j’ai décidé d’arrêter de boire et depuis… rien. J’ai bu une bière pour me prouver que tout allait bien, j’ai passé des vacances à Amsterdam où je n’ai pas eu envie de boire (j’ai fumé de la weed non stop en revanche mais j’ai dû fumé quatre fois dans ma vie…). J’ai enlevé l’alcool de ma vie et tout va bien. Je n’ai pas de manque, pas de rien du tout en fait. Je rencontre de plus en plus de gens qui ont arrêté de boire aussi non pas parce qu’ils étaient alcooliques mais parce qu’ils utilisaient l’alcool pour couvrir d’autres problèmes (timidité, introversion, traumatismes non résolus et j’en passe). Pour moi, il a suffit de m’interroger sur mon rapport à l’alcool pour comprendre ce qui n’allait pas. Et ça va très bien maintenant, je suis fière de moi, plus que jamais, j’aime ma vie sobre mais je ne cherche à convertir personne. Ma démarche était vraiment de permettre à une seule personne de remettre en question son rapport à l’alcool.

C’est réducteur de ne parler que d’alcool ou de vie sans alcool sur un blog. J’ai envie de parler de spiritualité, de physique quantique, de sexe (parce que c’est vraiment tabou surtout chez les blogueurs, pourtant tout le monde aime le sexe, non ? Non…ok), de voyages, de rester chez soi, aussi, beaucoup, de mes chats, de mes ex (ils sont si drôles, je vous jure). J’avais surestimé l’alcool dans ma vie. Je voulais l’éradiquer de ma vie en pensant que c’était la seule solution, je me rends compte que je n’en ai strictement rien à foutre de boire. C’est un peu comme quand tu dois te séparer d’un mec et que tu penses que ça va être difficile et quelques mois plus tard tu oublies jusqu’à son existence. C’était romanesque de m’imaginer alcoolique, moi qui aime tant les mots et les histoires, la réalité c’est que c’est comme quand j’ai arrêté de fumer, j’ai arrêté, de temps en temps je fume une clope, mais jamais je ne refumerai un paquet par jour, c’est de l’histoire ancienne. Je me vois bien boire un verre deux fois par an. Si l’occasion se présente et que le cocktail est d’exception. Je sais que plus jamais je ne subirai une gueule de bois, j’en suis sûre à 99%, je suis trop vieille pour ces conneries haha. Depuis que je n’ai plus de gueule de bois, j’ai plus de temps pour moi, j’aimerais parler de décoration, de gâteaux au chocolat, de célibat, aussi, et de mon refus catégorique d’avoir des enfants. De plein de choses qui m’intéressent plus que l’alcool qui ne m’a jamais intéressé alors encore moins maintenant. En revanche, j’aime la forme et la couleur des bouteilles d’alcool, la bouteille de Bombay Sapphire et ce bleu sont une promesse d’un si doux breuvage (alors qu’en fait ça te fout par terre le bordel, aucune douceur là-dedans!). Bref, je vais peut-être créer un nouveau blog, aucune idée. Si vous avez des suggestions, sait-on jamais, je suis toute ouïe 🙂

Si je devais disparaître, merci à tous les lecteurs de ce blog pour leurs commentaires (même les plus désagréables à lire, eh oui). Et merci encore plus fort à ceux qui n’osent pas laisser de commentaires mais qui sont là, dans l’ombre, I see you. Merci.

MAJ : J’ai créé un autre blog, vous pouvez me suivre ici : http://www.leblogdunegirlnextdoor.wordpress.com